Open d'Australie: Federer s'impose en trois manches

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Open d'AustralieFederer s'impose en trois manches

Le Bâlois a dominé sans problème Alexander Kudryavtsev (5-7 2-6 2-6). Il est qualifié pour le 2e tour du premier Grand Chelem de l'année. Il affrontera Andreas Beck ou Eric Prodon.

Une 21e victoire de rang et une 60e à l'Open d'Australie: Roger Federer a soigné ses statistiques lors de son entrée en lice à Melbourne. Une entame en douceur.

Le No 3 mondial s'est imposé 7-5 6-2 6-2 en 1h38' devant Alexander Kudryavtsev (ATP 172) qui attend toujours de remporter un match contre l'un des cent meilleurs mondiaux... Malgré tout, le Russe a offert en début de rencontre une très belle réplique.

«Il frappait bien des deux côtés, souligne Roger Federer. J'avais besoin d'un tel match pour me situer. J'ai joué sans aucune retenue. J'ai servi à pleine puissance (ndlr: 14 aces), je me suis efforcé de bien défendre, de ne pas hésiter à glisser. Je voulais me livrer pleinement pour voir où j'en étais après ma blessure au dos. Cette rencontre va me donner confiance». La suite de sa quinzaine le conduira mercredi vers un deuxième tour contre le gaucher allemand Andreas Beck (ATP 93), dont le seul titre de gloire est une finale à Gstaad en 2009 perdue contre Thomaz Bellucci.

Le plus dur lundi pour Roger Federer fut sans doute d'éteindre la polémique provoquée par les propos tenus dimanche par Rafael Nadal devant la presse espagnole. Rafa lui reproche de ne pas monter au front dans les discussions menées avec les instances sur la refonte du Circuit. «Les autres n'ont qu'à se griller eux-même... Lui. il a toujours le beau rôle», glissait Rafael Nadal.

Le Majorquin a regretté avoir évoqué ce sujet devant les journalistes. «Cela aurait dû rester dans les vestiaires, lâche-t-il. J'ai toujours eu une relation fantastique avec Roger. Elle le demeure !» Pour sa part, Roger Federer évoquait la «frustration» qui pouvait envahir Nadal devant l'âpreté des discussions. «Il a son caractère aussi, note-t-il. Avant il était toujours d'accord avec moi. Aujourd'hui, il se forge sa propre opinion. Mais rien ne change entre nous. Je serai toujours heureux d'aller manger le soir avec lui. Je ne vais pas m'écarter de son chemin pour les propos qu'il a tenus dimanche».

Les divergences entre les deux hommes résidaient d'une part dans le choix du nouveau président de l'ATP. Nadal militait pour la candidature de Richard Krajicek, le Champion de Wimbledon 1996, Federer pour un homme plus expérimenté. Le Bâlois a eu gain de cause avec la nomination du directeur du Masters Brad Drewett. D'autre part, Nadal est partisan d'un classement calculé sur deux ans, Federer sur un an.

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