Actualisé 20.04.2006 à 15:17

Federer sans difficulté

Roger Federer disputera pour la troisième fois les quarts de finale du Masters Series de Monte-Carlo.

Le no 1 mondial n'a, comme prévu, connu aucune peine pour venir à bout du modeste Benjamin Balleret (ATP 351), battu 6-3 6-2 en 55'.

Les choses sérieuses débuteront vendredi pour le Bâlois, qui doit la perte d'une manche au 1er tour face à Novak Djokovic (ATP 67) à une saute de concentration. David Ferrer (ATP 15) devrait constituer un adversaire nettement plus coriace qu'Alberto Martin (ATP 66), laminé 6-0 6-1 en 46' mercredi, ou Benjamin Balleret. Jeudi, le droitier de Valence (24 ans) a remporté de haute lutte (6- 1 6-7 6-3) le duel de lifteurs qui l'opposait à son compatriote Juan Carlos Ferrero (ATP 26).

3-0 face à Ferrer

Les statistiques parlent en faveur de Federer, qui avait subi ici-même face à Richard Gasquet une de ses quatre seules défaites de l'année 2006, sa dernière dans un Masters Series. Le Bâlois a fait sien ses trois précédents duels avec Ferrer, ne cédant au total que onze jeux. Il s'était notamment imposé 6-1 6-4 en demi- finale du récent Masters Series de Miami.

Le numéro un mondial n'a cependant jamais affronté Ferrer sur le terrain de jeu favori de ce dernier, la terre battue. «Je suis ravi d'avoir déjà trouvé mes marques sur cette surface après seulement trois matches. Si je conserve mon niveau de jeu des deux tours précédents, je suis capable de le battre», relevait Federer, qui cherchera à obtenir un 28e match de rang dans une épreuve estampillée Masters Series.

Le Bâlois a d'ailleurs un beau coup à jouer dans un haut du tableau où aucune terreur de la terre battue n'émerge. «Je pense évidemment déjà à Roland-Garros. Mais Monte-Carlo constitue un objectif en soi. Je joue le coup à fond lorsque je me retrouve à ce stade de la compétition», assurait Federer, qui a déjà conquis trois trophées dans la catégorie Masters Series sur cette surface (à Hambourg à trois reprises).

Les mérites de Balleret

La volonté ne suffit parfois pas. Le «régional de l'étape» Benjamin Balleret, qui n'avait jamais figuré dans le tableau final d'une épreuve de l'ATP Tour et même d'un Challenger avant cette semaine, en a fait la cruelle expérience jeudi. Il aura eu le mérite de jouer crânement sa chance, démontrant de belles qualités de frappe tant en coup droit qu'en revers.

Mais malgré le soutien d'un public évidemment entièrement acquis à sa cause, le qualifié de 23 ans a logiquement cédé devant la nette supériorité de Roger Federer. Le Bâlois n'a cédé que sept points sur sa mise en jeu. Sa seule alerte survenait dans le deuxième jeu du second set, lorsqu'il se retrouvait mené 0/40. Il écartait parfaitement ses trois balles de break et remportait six des sept derniers jeux.

«Ce n'est jamais drôle d'affronter un joueur de ce niveau, lâchait Federer. J'ai l'impression de n'avoir rien à gagner quel que soit le résultat. J'avais vécu cette situation à Dubai cette année (face au 488e joueur mondial Mohammed Al Ghareeb), et j'étais alors proche de la perte du premier set. Benjamin a tenu le choc pendant un set et demi, et j'ai dû jouer un bon tennis. Je suis ravi de ma prestation.»

(ats)

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