Actualisé 28.02.2019 à 11:36

Service militaireFemmes à l'armée: pas de journée d'info obligatoire

Une motion rejetée par le Conseil fédéral demandait à ce que la journée d'information de l'armée soit aussi obligatoire pour les femmes, pour des questions d'égalité.

Rendre obligatoire la journée d'information de l'armée pour les femmes est une idée qui séduit de moins en moins.

Rendre obligatoire la journée d'information de l'armée pour les femmes est une idée qui séduit de moins en moins.

Keystone

Les femmes ne devraient pas être contraintes de participer à la journée d'information de l'armée. Le Conseil fédéral rejette l'obligation réclamée par la conseillère nationale Yvette Estermann (UDC/LU) dans une motion.

Bon vouloir de l'employeur

Cette idée prend de plus en plus l'eau. Venant de l'armée, évoquée par l'ancien ministre de la Défense Guy Parmelin, elle a été abandonnée par la Conférence gouvernementale des affaires militaires, de la protection civile et des sapeurs-pompiers.

La commission de la politique de sécurité du National a aussi jeté l'éponge. Yvette Estermann repart à l'assaut au nom de l'égalité hommes-femmes. Selon elle, si les jeunes hommes obtiennent un congé pour cette séance d'information, les femmes dépendent quant à elles du bon vouloir de leurs employeurs.

Conformément au Code des obligations, l'employeur est en principe tenu de verser leur salaire à ses employées qui veulent participer à la journée d'information, rétorque le Conseil fédéral dans sa réponse publiée jeudi.

Pas maintenant

Pas question non plus de modifier la Constitution pour introduire une obligation de participation des femmes. Le gouvernement estime que la démarche n'est actuellement pas appropriée. Toutefois, elle sera examinée au besoin lorsque le futur modèle de service sera clair, précise-t-il.

Chargé de plancher sur l'obligation de servir, un groupe de travail avait évoqué la possibilité de passer au «modèle norvégien». Celui-ci oblige également hommes et femmes à servir. L'armée et la protection civile sélectionnent les individus dont elles ont besoin. Les autres personnes s'acquittent de la taxe d'exemption.

En 2017, le Conseil fédéral n'avait pas jugé utile de presser le pas. Il préfère attendre d'en savoir plus sur les besoins en effectifs. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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