Actualisé 14.03.2016 à 14:40

RapportFemmes et recherche: la Suisse est à la traîne

Les femmes restent minoritaires dans le domaine des sciences et de la recherche.

Photo d'illustration.

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photo: Keystone

La situation progresse lentement, mais la Suisse reste parmi les plus mauvaises élèves en comparaison européenne.

Les femmes sont sous-représentées dans la recherche, comme dans les carrières académiques. La part des femmes dans ce secteur est même inférieure à la moyenne européenne. C'est ce qui ressort du rapport de la Commission européenne «She Figures 2015», publié tous les trois ans et qui intègre les données de l'Office fédéral de la statistique (OFS).

En Suisse en 2012, les femmes représentaient 43% des nouveaux titulaires de doctorat, soit moins qu'en moyenne européenne, où ce chiffre s'élève à 47%. La situation a toutefois progressé par rapport à 2004, où la part des femmes obtenant un doctorat s'élevait à 37%, selon l'OFS.

En Suisse comme en Europe, la participation des femmes diminue au fur et à mesure que l'on monte les échelons de la carrière académique. Mais là aussi, les universités suisses se classent moins bien que leurs homologues européennes, avec 38% de collaboratrices scientifiques contre 45% dans l'UE.

18% des Hautes Ecoles dirigées par des femmes

Au niveau des chercheurs «seniors», le plus haut grade de la recherche, la représentation féminine tombe à 19% en Suisse, alors qu'elle est de 21% dans l'UE.

Cette tendance se reflète aussi dans le nombre de femmes à la tête d'institutions scientifiques. Seules 18% des Hautes Ecoles sont dirigées par des femmes en 2014, soit légèrement moins que dans la moyenne européenne. Or, l'écart s'accentue si l'on considère la composition des conseils administratifs et scientifiques, qui comportent 23% de femmes en Suisse, contre 41% dans l'UE.

Les pourcentages publiés dans le rapport «She Figures 2015» montrent toutefois une certaine progression, comparés aux années antérieures. Entre 2002 et 2012, le taux de croissance annuel moyen de nouveaux doctorats décernés était en effet de 5% pour les femmes et 1% pour les hommes, contre respectivement 4 et 2% dans les universités européennes. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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