Actualisé 06.07.2020 à 20:00

Dakota (USA)

Fermeture d'un oléoduc: la petite victoire des tribus amérindiennes

Le tracé de cet oléoduc est contesté depuis des années par des tribus amérindiennes et des associations de protection de l'environnement.

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L'oléoduc de près de 1900 kilomètres relie le bassin de la formation de Bakken dans le Dakota du Nord à un centre de distribution dans l'Illinois.

L'oléoduc de près de 1900 kilomètres relie le bassin de la formation de Bakken dans le Dakota du Nord à un centre de distribution dans l'Illinois.

keystone-sda.ch
Il devra être clôturé d'ici au 5 août.

Il devra être clôturé d'ici au 5 août.

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Dans une décision de 24 pages, le juge de Washington James E. Boasberg a estimé que le pipeline était loin de respecter les normes environnementales, notamment concernant les risques de fuite de pétrole. Il a par conséquent suspendu un permis d'exploitation, accordé par le Corps des travaux publics de l'armée américaine à l'entreprise Energy Transfers, pour construire une portion de l'oléoduc sous le lac de barrage Oahe dans le Dakota du Sud et le Dakota du Nord.

«Craignant de graves conséquences environnementales, les tribus amérindiennes des réserves à proximité cherchent depuis plusieurs années à annuler les permis fédéraux autorisant le Dakota Access Pipeline à transporter du pétrole sous le lac», écrit le juge. «Aujourd'hui, ils ont finalement atteint leur but, du moins pour le moment», poursuit-il.

Chantiers gelés par l'administration Obama

Ce jugement est un revers de taille pour le président américain Donald Trump, qui avait relancé le Dakota Access en janvier 2017, peu après sa prise de fonction, parallèlement à un autre projet controversé d'oléoduc, le Keystone XL. Ces deux chantiers avaient été gelés par l'administration Obama.

La décision de M. Trump avait été contestée par les tribus sioux de Standing Rock et de Cheyenne River, qui avaient saisi la justice, alertant notamment sur les menaces de contamination de l'eau potable et la dégradation de leurs sites sacrés.

Dans un communiqué transmis à l'AFP, Energy Transfers a fait part de son intention de déposer une requête en suspension et, si celle-ci n'était pas accordée, de faire appel du jugement de lundi. En outre, nous estimons que le juge Boasberg a dépassé son autorité en ordonnant la fermeture du Dakota Access Pipeline, qui fonctionne sans incident depuis plus de trois ans», a indiqué Lisa Coleman, responsable de la communication de l'entreprise.

(ATS)

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5 commentaires
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Coco Desîles

07.07.2020 à 12:11

La captation à outrance de ressources se fout bien pas mal du caractère sacré/tabou des sites exploités. Il est temps que ça cesse et qu’enfin les multinationales comprennent qu’elles ne peuvent pas faire ce qu’elles veulent dans des territoires qui ne sont pas les leurs !!! Mitakuye Oyasin !

Silvia

07.07.2020 à 05:20

Enfin! Quand je pense ce que les sociétés soit-disant civilisées ont déjà détruites! Les peuples indigènes ne leur demandent ni routes, ni habits et encore moins nos maladies de peuple civilisés par ce que ceux qu‘ils le font croient être mieux/ou que c‘est mieux pour ces gens.

cest la fête ...

07.07.2020 à 04:15

olé olé oléoduc ...