Actualisé 29.07.2016 à 10:36

Centrale nucléaireFermeture de Fessenheim: qui va payer?

Les conditions d'indemnisation liées à la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, en France près de Bâle, continuent d'être l'objet de tractations.

L'indemnisation devrait tenir compte des coûts liés à la fermeture de la centrale et des versements en fonction d'un éventuel manque à gagner pour EDF, jusqu'en 2041, a précisé le groupe dans un communiqué.

L'indemnisation devrait tenir compte des coûts liés à la fermeture de la centrale et des versements en fonction d'un éventuel manque à gagner pour EDF, jusqu'en 2041, a précisé le groupe dans un communiqué.

photo: AFP

Qui devra mettre le main à la pâte pour compenser les pertes financières induites par la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim? La direction d'EDF a donné jeudi davantage de précisions.

Le PDG du groupe électrique français, Jean-Bernard Lévy, a indiqué au conseil d'administration d'EDF les conditions envisagées dans le protocole d'accord avec l'Etat français pour une fermeture envisagée d'ici 2018. Cette indemnisation pourrait être divisée en deux parties, une fixe et l'autre variable, qui tiendra compte, pour la première, des coûts liés à la fermeture de la centrale et, pour la seconde, de versements en fonction d'un éventuel manque à gagner pour EDF, jusqu'en 2041, a précisé le groupe dans un communiqué.

Pression des pays frontaliers

Ce dernier a par ailleurs indiqué avoir transmis l'information au comité central d'entreprise, qui doit rendre un avis le 14 septembre sur la fermeture de la centrale.

La fermeture de Fessenheim, doyenne des centrales françaises, promesse de campagne du président François Hollande, est aussi un sujet de pression de la part des pays frontaliers, la Suisse et l'Allemagne, qui souhaitent qu'elle soit réalisée rapidement.

«Les actionnaires non français de la centrale de Fessenheim, notamment suisses, ont avec EDF un accord pour être dédommagés en proportion exacte de leur participation» dans l'installation, avait déclaré mardi Jean-Bernard Lévy en assemblée générale extraordinaire des actionnaires.

D'ici 2018

La ministre française de l'environnement et de l'énergie Ségolène Royal a redit le 16 juin dernier que le processus de fermeture de la centrale de Fessenheim devait «être tenu» et lancé cette année. La fermeture en elle-même a été fixée à l'horizon 2018.

Le réacteur numéro 2 de la centrale est à l'arrêt depuis le 13 juin pour une durée indéterminée pour procéder à des contrôles sur un générateur, arrêt maintenu par l'Autorité de sûreté nucléaire le 19 juillet dernier. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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