Collombey (VS): Fermeture de Tamoil: négociations jugées lentes
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Collombey (VS)Fermeture de Tamoil: négociations jugées lentes

Les syndicats aimeraient accélérer les discussions entre la raffinerie valaisanne et le personnel. Histoire de calmer le jeu.

La raffinerie de Collombey, en Valais, va fermer.

La raffinerie de Collombey, en Valais, va fermer.

Le personnel de la raffinerie de Tamoil à Collombey souhaite que les négociations sur le plan social prennent un rythme plus élevé. Le bouclement d'un plan social amènerait davantage de tranquillité parmi le personnel.

Les négociations ont réellement pu débuter mardi. Pour le moment, on est encore éloigné des standards industriels, a déclaré le secrétaire d'Unia Blaise Carron mercredi lors d'un point de presse. Les syndicats regrettent l'absence de réels responsables de Tamoil à la table de négociations.

Le personnel a demandé la présence d'administrateurs. Mais même le directeur de la raffinerie ne prend pas part aux négociations, a précisé Patrik Chabbey, secrétaire des syndicats chrétiens. Ceci explique la lenteur des discussions qui se déroulent à un rythme hebdomadaire.

Manque de chair

Les syndicats placent beaucoup d'espoirs dans la prochaine ronde de négociations dans une semaine. «Le squelette est là mais il n'y a pas assez de chair», a dit M. Chabbey. Tamoil doit encore faire un chemin important avant de parvenir à un plan social acceptable.

Pour les travailleurs, l'objectif principal est la mise en arrêt correct de la raffinerie, ont précisé les représentants du personnel. Dans dix jours, la procédure d'arrêt débute. Mais elle va durer plusieurs semaines.

Les incertitudes demeurent quant à la planification. Une fois arrêtées et nettoyées, les installations doivent encore être mises sous azote pour éviter la corrosion. Et il faudra une surveillance permanente. Mais aucune information n'a été fournie par la direction sur cet avenir.

La signature d'un plan social qui prend en considération l'être humain est importante, a estimé M. Carron. Un plan social digne montrerait aux travailleurs qui devront mettre les installations à l'arrêt qu'ils sont traités dignement.

Tamoil avait annoncé le 13 janvier vouloir fermer sa raffinerie de Collombey. L'entreprise a engagé une procédure de licenciement collectif des 233 employés du site et de 25 autres employés du groupe à Genève. (ats)

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