Formule 1: Ferrari semble «un peu devant»
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Formule 1Ferrari semble «un peu devant»

Après la fin des premiers jours d'essais en F1, beaucoup s'accorde sur la légère supériorité des bolides rouges. Mais qui bluffe?

Les temps sont des indications, mais les écuries (ici Ferrari) cachent encore des choses en ce début de saison.

Les temps sont des indications, mais les écuries (ici Ferrari) cachent encore des choses en ce début de saison.

Keystone

Ferrari est sortie «un peu devant», de l'aveu même du rival finlandais chez Mercedes Valtteri Bottas, de la première session d'essais d'avant-saison de Formule 1 de lundi à jeudi sur le circuit de Barcelone.

Le Monégasque Charles Leclerc et l'Allemand Sebastian Vettel, pourtant chaussés de pneus plus durs et donc moins rapides sur un tour pointent en effet à moins d'une seconde de l'Allemand Nico Hülkenberg (Renault), meilleur temps des quatre jours.

Les déclarations de Bottas jeudi, qui font écho à celles de Lewis Hamilton la veille, sont toutefois à prendre avec des pincettes. Les deux équipes suivent des programmes différents dont les détails sont jalousement gardés, et bluffer est monnaie courante en F1, particulièrement avant le début de saison.

Qui dit vrai?

«Tout le monde en garde un peu dans la poche», assure d'ailleurs Leclerc. La jeune recrue de la Scuderia a «mis l'émotion de côté» cette semaine pour signer des temps comparables à ceux de son expérimenté coéquipier. On y verra certainement plus clair à l'issue de la deuxième session d'essais la semaine prochaine, au cours de la laquelle les écuries se concentreront d'avantage sur la performance.

«Ce qui importe, c'est où nous en serons à Melbourne (ndlr: pour le premier GP le 17 mars) et cela dépend du travail que l'on fera pendant ces deux semaines», rappelle Bottas, dont l'écurie vise un sixième doublé pilotes et constructeurs consécutif, une performance inédite.

Red Bull et Honda: ça semble fiable

Une des interrogations de 2019 concerne le niveau de performance de Red Bull, troisième force du plateau ces dernières années, avec son nouveau moteur Honda. Il est trop tôt pour juger du travail du motoriste nippon pour se montrer à la hauteur des ambitions de son partenaire, habitué à gagner des courses. Mais pour l'heure, l'unité de puissance, qui n'a toutefois pas été poussée dans ses retranchements, apparaît fiable. Toro Rosso et Red Bull ont en effet bouclé 957 tours sans incident.

Renault, Toro Rosso, Alfa rassurent

Renault, Toro Rosso, Alfa Romeo Racing (ex-Sauber) et son revenant finlandais Kimi Räikkönen ont tenu un bon rythme. Haas également, en dépit de pannes liées à l'électronique. «Pas idéal (de perdre du temps en piste) mais pas désespérant», assure le team principal Guenther Steiner, quand le pilote genevois Romain Grosjean se dit satisfait des progrès de sa monture. McLaren, en reconstruction, et Racing Point (ex-Force India) se sont peu fait remarquer.

Williams en retard

Williams n'a roulé que mercredi après-midi et jeudi, faute d'avoir pu assembler sa monoplace à temps. «Des pièces ne sont pas arrivées dans les délais», a expliqué la team principal adjointe Claire Williams, sans plus de détails. «Je ne pense pas que nous mesurerons avant quelque temps toutes les conséquences de ces deux journées manquées», admet la patronne de la dernière équipe du championnat l'an dernier.

Elle assure tout de même que ses deux voitures seront prêtes pour l'Australie. Lotus en 2014 ou encore Force India en 2015 n'avaient pas pu participer à une partie des essais hivernaux pour des raisons similaires.

Le roulage reprendra de mardi à vendredi prochains. D'ici là, le travail ne s'arrête pas, bien au contraire. «Il va y avoir beaucoup d'analyse, on va contrôler toutes les pièces sur les voitures et être sûrs qu'on n'a pas de souci qu'on ne voit pas», explique Grosjean. «Nous avons aussi de nouvelles pièces qui doivent arriver, comme tout le monde», ajoute Jody Egginton, directeur technique adjoint de Toro Rosso. «Une masse énorme de travail» donc.

(nxp/afp)

(NewsXpress)

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