Grèce: Fête clandestine: les étudiants se cachent dans les placards
Publié

GrèceFête clandestine: les étudiants se cachent dans les placards

En séjour Erasmus, 14 Français se sont réunis dans un appartement de Thessalonique. Quand la police est arrivée, ils ont tenté de se dissimuler comme ils le pouvaient.

Thessalonique, comme le reste de la Grèce, est en confinement strict depuis plus de quatre mois.

Thessalonique, comme le reste de la Grèce, est en confinement strict depuis plus de quatre mois.

AFP

Mardi à l’aube, la police est intervenue dans un appartement de Thessalonique, en Grèce après avoir été avertie par des locataires de l’immeuble qui protestaient contre la «perturbation de l’ordre public».

Lorsque la police a frappé à la porte, une jeune femme française est apparue avec deux de ses amis. S’exprimant en anglais, elle a déclaré qu’ils n’étaient que trois dans l’appartement, selon «Thestival». Pas convaincus, parce qu’ils entendaient des bruits à l’intérieur, les agents ont demandé à vérifier. Mais les jeunes ont refusé. Un juge a alors été appelé. Celui.ci a autorisé la police à entrer. À l’intérieur, elle a trouvé des personnes cachées dans des placards, sous les lits et les canapés. Un jeune homme s’est même enfui par l’appartement voisin en passant par le balcon, mais a été appréhendé.

La locataire a été arrêtée

En tout, il y avait là quatorze étudiants français, âgés de 20 à 23 ans, en séjour depuis trois semaines dans le pays dans le cadre du programme européen Erasmus. La plupart avaient consommé de l’alcool et ils ont avoué s’être réunis pour faire la fête. La police a arrêté la locataire de l’appartement, une étudiante française de 21 ans, qui s’est vu infliger une amende de 3000 euros (3300 francs) en tant qu’organisatrice de la fête.

Le parquet a ouvert mardi des poursuites pénales à son encontre pour violation des règles sur les risques de «transmission des maladies contagieuses» avant de la relâcher. Elle encourt une peine de cinq ans de prison. Des amendes de 300 euros (330 francs) ont été également infligées à ses 13 camarades, dont la majorité étudie le droit.

En confinement strict depuis plus de quatre mois, la Grèce fait face à une troisième vague de la pandémie. La police a intensifié les contrôles pour faire respecter les restrictions sur les gestes barrières, le port du masque et les rassemblements.

(M.P. avec AFP)

Ton opinion