Feu d’entrepôt à Genève: «Tout le bâtiment aurait pu s’effondrer»
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GenèveFeu d’entrepôt: «Tout le bâtiment aurait pu s’effondrer»

Plus de 30 pompiers sont intervenus dans la nuit de jeudi à vendredi pour maîtriser un incendie qui s’était déclaré dans une entreprise à Meyrin. Le pire a pu être évité.

par
Leïla Hussein
Incendie Secours Genève

Les pompiers genevois sont intervenus en nombre, dans la nuit de jeudi à vendredi, pour maîtriser un incendie, à Meyrin. Le feu s’est déclaré dans un entrepôt de 6000 mètres carrés, au chemin des Léchères. Alertés par près d’une quinzaine d’appels en raison de la forte odeur de fumée qui se dégageait dans les environs, les secours sont arrivés sur place peu avant 1 h 30 du matin.

Pas moins de vingt-cinq sapeurs professionnels et dix volontaires de la commune de Meyrin ont œuvré pour maîtriser le sinistre. «Le bâtiment étant en métal, il y avait un risque que toute la structure s’effondre», confie Nicolas Millot, officier de communication du Service d’incendie et de secours (SIS). Drone et caméra thermique ont été nécessaires pour identifier les foyers et venir à bout des flammes. Autre crainte: la propagation de la fumée jusqu’à l’hôtel situé à proximité . «Si ça avait été le cas, nous aurions dû évacuer tout le monde.» Fort heureusement, aucun des deux scénarios ne s’est réalisé.

Un voisin sympathique

Il aura fallu une heure trente et trois lances pour éteindre le feu. Sept véhicules, dont une ambulance, ont été mobilisés. «Personne n’a été blessé, mais les dégâts sont conséquents», rapporte le communicant.  L’enquête de police déterminera les causes exactes de l’incendie.

En pleine lutte contre les flammes, les pompiers ont eu droit à une visite surprenante. Celle du patron d’une boulangerie, non loin. Ce dernier a tenu à leur montrer son soutien en leur offrant des viennoiseries. «Un geste très sympathique, surtout en cette période chargée», a relevé le lieutenant. Depuis l’arrivée des fortes chaleurs, les secours sont mobilisés en moyenne 40 et 50 fois par jour, contre 15 à 18 fois en hiver. Cette semaine, ils sont notamment intervenus au centre commercial «Planète Charmilles», ainsi que pour des champs en feu près de Soral. «On voit que les gens sortent, se revoient. Ils revivent», constate Nicolas Millot. 

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