Lausanne: Feu vert à la création de salles de classe
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LausanneFeu vert à la création de salles de classe

Le Grand Conseil vaudois a accepté mardi d'allouer 4,1 millions de francs destinés à la construction de salles de classe dans un gymnase lausannois.

Les débats ont surtout porté sur l'installation de panneaux photovoltaïques sur tous les toits des bâtiments. Depuis plusieurs années, le canton de Vaud doit faire face à une importante croissance démographique et pallier le manque de salles de classe. «Les gymnases saturent et ne peuvent sans cesse augmenter le nombre de classes itinérantes», écrit notamment le Conseil d'Etat dans sa demande de crédit.

Mardi, le gouvernement a donc sollicité 3,95 millions de francs du Grand Conseil en vue de construire une extension sur le site du Gymnase Auguste Piccard à Lausanne. Celle-ci doit comprendre neuf salles de classe polyvalentes, la transformation de salles existantes et l'agrandissement de la cafétéria dans le bâtiment principal.

Salles à Aigle

Il a également demandé 2,45 millions pour la réalisation d'un bâtiment comprenant six salles de classe pour l'Organisation pour le perfectionnement scolaire, la transition et l'insertion professionnelle (OPTI) sur le site des Glariers, à Aigle.

Si les députés ont tous reconnu la nécessité de débloquer ces crédits, le Vert Jean-Marc Chollet a réclamé que des panneaux photovoltaïques soient installés sur l'intégralité des toits des deux projets, soit chaque fois environ 300m2 au lieu des 20m2 proposés. «Ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières», a notamment argumenté l'élu.

Un argument qui n'a pas convaincu partout. «Toutes les exigences législatives en matière de capteurs ont été respectées et ceci dans les deux demandes de crédit», a tenu à rappeler le PLR Maurice Neyroud. Et d'encourager le parlement à valider les projets du gouvernement sans les modifier.

Refus de conclure

Par 68 voix contre 50 et deux abstentions, les élus ont accepté le projet lausannois amendé. Ils ont même décidé d'augmenter l'enveloppe du gouvernement à 4,1 millions pour installer ces capteurs sur tous les toits.

Ils ont aussi accepté la démarche concernant Aigle, mais, contre toute attente, ont refusé de voter en deuxième débat sur le sujet. Pourtant, la conseillère d'Etat en charge de la formation Anne-Catherine Lyon avait été claire: «Le plus important, c'est qu'une décision définitive soit prise ce mardi» car il faut «impérativement être prêt à la rentrée». (ats)

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