Actualisé 17.03.2015 à 22:59

UkraineFeu vert à un statut spécial pour l'est du pays

Le parlement ukrainien a approuvé mardi un projet de loi instituant un statut spécial et une autonomie limitée pour les zones de l'est du pays contrôlées par les séparatistes.

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14.04 Les autorités de la péninsule de Crimée annexée en mars 2014 par la Russie ont interdit mercredi l'assemblée des Tatars de Crimée, le Medjlis.

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Reuters
03.03 Les civils vivant dans les républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk évoquent un «isolement physique, politique, social et économique», relève le Haut Commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad Al Hussein dans son rapport publié ce jeudi à Genève.

03.03 Les civils vivant dans les républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk évoquent un «isolement physique, politique, social et économique», relève le Haut Commissaire aux droits de l'homme Zeid Raad Al Hussein dans son rapport publié ce jeudi à Genève.

Keystone
20.02 Les Ukrainiens commémorent la répression du Maïdan, survenue il y a deux ans.

20.02 Les Ukrainiens commémorent la répression du Maïdan, survenue il y a deux ans.

epa/Roman Pilipey

Kiev a adopté mardi deux projets de loi accordant davantage d'autonomie aux régions de l'est du pays, sous condition de nouvelles élections locales transparentes et en accord avec la loi ukrainienne.

Ils ont été dénoncés par les séparatistes prorusses comme n'étant pas pleinement conformes à ce que prévoyait l'accord de paix de Minsk.

Les deux textes ont été adoptés respectivement par 265 et 296 députés, pour un minimum requis de 226. Ils avaient été soumis par le président Petro Porochenko, qui avait personnellement rencontré des députés pour les convaincre de les soutenir.

Ces textes, adoptés dans le cadre des accords de paix de Minsk 2, complètent une première série de lois sur «le statut spécial» de la zone contrôlée par les séparatistes prorusses, adoptée en septembre.

Celles-ci permettaient à ces territoires d'obtenir notamment des financements du gouvernement de Kiev, suspendus depuis fin 2014, de former légalement leur propre milice et de donner un statut plus favorable à la langue russe qui y est majoritairement parlée.

Les nouveaux documents définissent la liste des localités qui bénéficieront de ce statut et précisent qu'elles ne pourront y accéder qu'après l'organisation d'élections locales qui doivent avoir lieu en conformité avec la loi ukrainienne, sous contrôle d'observateurs indépendants et après le départ de tous les groupes armés ou le dépôt de leurs armes.

«Violation totale des accords de Minsk»

Les rebelles ont dénoncé ce conditionnement du «statut spécial» à la tenue d'élections organisées dans des conditions imposées, selon eux, par Kiev. «C'est une violation totale des accords de Minsk», a réagi un des responsables de la République autoproclamée de Donetsk, Denis Pouchiline.

«Les accords de Minsk ne prévoient pas de modifications sur la loi sur le statut spécial», avait-il mis en garde dès avant le vote, selon des médias locaux.

La Russie avait elle aussi dès lundi fait part de sa «préoccupation» concernant ces documents, affirmant que Kiev avait refusé d'en discuter avec les séparatistes.

Pertes de territoires scellées

A Kiev, à l'inverse, les textes ont été critiqués par une partie des députés, qui considèrent qu'ils scellent juridiquement la perte des territoires sous contrôle rebelle.

Ces lois ont été adoptées alors que des accrochages sporadiques ont fait trois morts et cinq blessés parmi les militaires ukrainiens dans les dernières 24 heures, selon un porte-parole militaire.

Des tirs à l'arme à feu, au lance-grenades et de mortier contre les positions ukrainiennes se poursuivent, malgré le cessez-le-feu instauré il y a un mois, a souligné le porte-parole. Les rebelles ont également employé des chars, a-t-il affirmé. (ats)

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