USA: Feu vert de Trump pour l'oléoduc controversé
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USAFeu vert de Trump pour l'oléoduc controversé

Malgré les protestations, Donald Trump a confirmé le lancement de la construction de l'oléoduc géant Keystone XL.

Russell Girling, le CEO de TransCanada, a reçu le feu vert de Trump pour la construction de l'oléoduc géant. (Vendredi 24 mars 2017)

Russell Girling, le CEO de TransCanada, a reçu le feu vert de Trump pour la construction de l'oléoduc géant. (Vendredi 24 mars 2017)

Donald Trump a donné satisfaction aux milieux d'affaires et mécontenté les défenseurs de l'environnement en donnant vendredi son feu vert à la construction de l'oléoduc controversé Keystone XL. Le projet avait essuyé le veto de son prédécesseur Barack Obama.

«Moment historique»

C'est un «grand jour» pour l'emploi et l'indépendance énergétique, a affirmé le président américain vendredi. «C'est un moment historique pour l'Amérique du Nord», a-t-il ajouté après que son administration ait donné son accord plus tôt dans la journée.

Il n'a pas fait allusion au débat sur le réchauffement climatique et à l'environnement. Ces sujets qui avaient poussé son prédécesseur Barack Obama à bloquer la construction de l'oléoduc.

«Sale et dangereux»

«La décision de Trump trahit nos enfants et les générations futures», a rétorqué l'ONG environnementaliste américaine Sierra Club. «L'oléoduc Keystone XL est sale et dangereux et l'une des pires choses qui puisse arriver aux Américains. C'est pour cela que Donald Trump le soutient», a lancé son président Michael Brune dans un communiqué.

L'ONG des Amis de la Terre (Friends of the Earth) a pour sa part annoncé qu'elle allait déposer plainte en justice contre la décision du président.

En accordant le permis, le département d'Etat a indiqué que la construction de cet oléoduc «servirait l'intérêt national» américain. TransCanada, l'opérateur canadien qui va exploiter l'oléoduc a indiqué pour sa part qu'elle abandonnait en conséquence les poursuites engagées contre le gouvernement américain après le veto d'Obama.

Dix ans de controverse

Keystone XL doit traverser l'Amérique du Nord sur 1900 kilomètres, dont 1400 km aux Etats-Unis. Il soulève la controverse depuis la présentation de sa première demande il y a dix ans. Cet oléoduc doit acheminer du pétrole canadien extrait des sables bitumineux de l'Alberta vers les raffineries du golfe du Mexique avec une capacité de plus de 800'000 barils par jour.

Refusée par le président démocrate Barack Obama, au nom de la lutte contre le réchauffement climatique, la construction de l'oléoduc avait été relancée quelques jours après l'investiture de Donald Trump fin janvier. Climato-sceptique, le nouveau président républicain avait assuré en campagne électorale qu'il approuverait Keystone XL.

Le département d'Etat a souligné que ce feu vert avait été donné après avoir pris en compte divers facteurs comme «la sécurité énergétique, l'environnement, les aspects culturels ou les impacts économiques», tout en étant conforme sur un plan légal. La construction de l'oléoduc avait également suscité les protestations de tribus amérindiennes.

En mettant son veto en novembre 2015, Barack Obama s'était appuyé sur l'étude menée pendant de longs mois par le département d'Etat assurant que le projet «n'était pas d'intérêt national pour les États-Unis». (nxp/afp)

(NewsXpress)

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