Fidel Castro donne son avis sur Obama
Actualisé

Fidel Castro donne son avis sur Obama

Fidel Castro voit en Barack Obama un candidat «fort» à la présidence des Etats-Unis, «au-dessus de ses rivaux», mais qui n'a à offrir que la «faim» et des «aumônes» à Cuba

Il s'exprimait dans un article publié lundi par la presse officielle cubaine.

«Je ne discute pas l'intelligence aigüe d'Obama, son sens polémique et son esprit travailleur. Il maîtrise les techniques de communication et est au-dessus de ses rivaux», affirme l'ancien chef d'Etat cubain, âgé de 81 ans, qui a affronté 10 présidents américains depuis sa révolution de 1959.

«J'observe avec sympathie son épouse et ses enfants», écrit Fidel Castro, mais «si je le défendais, je ferais une faveur énorme à ses adversaires», ajoute-t-il.

«Magnifique définition de la globalisation impérialiste», s'exclame encore le leader cubain, retiré du pouvoir depuis février, à propos de la déclaration d'Obama selon laquelle «la globalisation des estomacs vides» était inacceptable.

Le leader cubain fait référence au discours vendredi du candidat démocrate à Miami devant la Fondation américano-cubaine dans lequel Barack Obama s'est engagé à maintenir l'embargo contre Cuba, tout en prônant une «diplomatie directe» avec La Havane et l'abolition des restrictions aux voyages et aux envois d'argent («remesas») vers l'île communiste.

Pour Fidel Castro, «cela revient à une formule de faim pour la nation, d'aumônes pour les envois d'argent, et de visites de propagande pour le consumérisme à Cuba».

Cuba,antidémocratique

«Obama dans son discours attribue à la révolution cubaine un caractère antidémocratique et un manque de respect de la liberté et des droits de l'homme», ajoute-t-il, mais «c'est exactement l'argument que, sans exception, ont utilisé les administrations» américaines «pour justifier leurs crimes».

Fidel Castro pose en outre dix questions à Barack Obama, notamment celles de savoir s'il est «correct» qu'un président américain puisse donner l'ordre d'assassiner une personne, sur l'usage de la torture et du «terrorisme d'Etat» et sur le «vol des cerveaux» des pays en développement.

AFP

Ton opinion