Zurich: Figurer en tête de liste électorale coûte 40'000 fr.
Actualisé

ZurichFigurer en tête de liste électorale coûte 40'000 fr.

En 2011, les candidats libéraux-radicaux au Conseil national devront cracher au bassinet pour accéder aux meilleurs places de leur liste.

par
PHF/DTI/POM
La section zurichoise du PLR justifie cette somme par les coûts engendrés par les campagnes de votation.

La section zurichoise du PLR justifie cette somme par les coûts engendrés par les campagnes de votation.

Pour doper ses chances d'élection, mieux vaut avoir son nom en tête de liste électorale. Chez les libéraux-radicaux zurichois, cette «pole position» se monnaie: les quatre premiers inscrits paieront 40 000 fr. Les places 5 et 6 coûteront 25 000 fr. Le tarif décroît ensuite jusqu'aux modestes strapontins d'une valeur de 1000 fr.

La direction du parti justifie ces montants par le coût qu'implique une opération séduction auprès des quelque 800 000 électeurs zurichois. Mais cette pratique fait bondir les élus romands.

Idée «répugnante»

Le conseiller aux Etats Robert Cramer (Verts/GE) juge cette idée «répugnante». «Cela signifie que les riches peuvent siéger et pas les pauvres, ce qui va à l'encontre de la démocratie». «Chez nous on ne paye rien, explique le conseiller national Luc Barthassat (PDC/GE). Le sortant figure en tête de liste et les autres sont tirés au sort».

Pour Yvan Perrin (UDC/NE) «cette pratique est non seulement anti-démocratique mais elle ne garantit pas une élection. A Neuchâtel, s'il y a quatre candidats, chacun verse 1000 francs. Celui qui serait élu rembourserait les trois autres».

Demander un prêt à l'UBS

Arnaud Bouverat, le secrétaire général du parti socialiste vaudois, ironise: «Ceux qui ont besoin de débourser 40 000 fr. n'ont qu' à demander un prêt à l'UBS! Sur les listes socialistes, nous avons en tête les candidats sortants. Ensuite, nous plaçons ceux qui ont fait le plus de voix lors de leur passage devant notre congrès, en alternant les hommes et les femmes».

Peau de banane pour la relève Le président de Jeunes libéraux-radicaux zurichois Alain Schreiner a cru avaler son chapeau lorsqu’il a appris les montants exigés pour figurer en haut de liste: dans la «NZZ am Sonntag», il estime que le la jeune garde n’aura pas les moyens de sortir des sommes pareilles. D’autres partis ont une stratégie bien plus favorable à la relève: Bastien Girod (29 ans, Les Verts) ou Natalie Rickli (33 ans, UDC) ont été élus au Conseil national grâce à une présence visible sur la liste principale de leur parti.

Peau de banane pour la relève Le président de Jeunes libéraux-radicaux zurichois Alain Schreiner a cru avaler son chapeau lorsqu’il a appris les montants exigés pour figurer en haut de liste: dans la «NZZ am Sonntag», il estime que le la jeune garde n’aura pas les moyens de sortir des sommes pareilles. D’autres partis ont une stratégie bien plus favorable à la relève: Bastien Girod (29 ans, Les Verts) ou Natalie Rickli (33 ans, UDC) ont été élus au Conseil national grâce à une présence visible sur la liste principale de leur parti.

Peau de banane pour la relève Le président de Jeunes libéraux-radicaux zurichois Alain Schreiner a cru avaler son chapeau lorsqu’il a appris les montants exigés pour figurer en haut de liste: dans la «NZZ am Sonntag», il estime que le la jeune garde n’aura pas les moyens de sortir des sommes pareilles. D’autres partis ont une stratégie bien plus favorable à la relève: Bastien Girod (29 ans, Les Verts) ou Natalie Rickli (33 ans, UDC) ont été élus au Conseil national grâce à une présence visible sur la liste principale de leur parti.

Peau de banane pour la relève Le président de Jeunes libéraux-radicaux zurichois Alain Schreiner a cru avaler son chapeau lorsqu’il a appris les montants exigés pour figurer en haut de liste: dans la «NZZ am Sonntag», il estime que le la jeune garde n’aura pas les moyens de sortir des sommes pareilles. D’autres partis ont une stratégie bien plus favorable à la relève: Bastien Girod (29 ans, Les Verts) ou Natalie Rickli (33 ans, UDC) ont été élus au Conseil national grâce à une présence visible sur la liste principale de leur parti.

Peau de banane pour la relève Le président de Jeunes libéraux-radicaux zurichois Alain Schreiner a cru avaler son chapeau lorsqu’il a appris les montants exigés pour figurer en haut de liste: dans la «NZZ am Sonntag», il estime que le la jeune garde n’aura pas les moyens de sortir des sommes pareilles. D’autres partis ont une stratégie bien plus favorable à la relève: Bastien Girod (29 ans, Les Verts) ou Natalie Rickli (33 ans, UDC) ont été élus au Conseil national grâce à une présence visible sur la liste principale de leur parti.

Ton opinion