France: Fillettes tuées: son ADN le désigne 20 ans après
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FranceFillettes tuées: son ADN le désigne 20 ans après

Vingt ans après, le mystère entourant la mort de deux fillettes en Isère pourrait être résolu grâce à des analyses ADN ayant permis de confondre un homme de 37 ans.

Des analyses effectuées par un laboratoire de Bordeaux ont permis de l'identifier vingt ans après les faits à partir de traces ADN prélevées sur les deux scènes de crimes.

Il doit être entendu jeudi par une juge d'instruction en vue d'une mise en examen (inculpation).

Sarah Syad, 6 ans, avait disparu le 16 avril 1991 alors qu'elle jouait près de son domicile à Voreppe. Elle avait été étranglée et son corps avait été retrouvé dans un bois.

Saïda Berch, 10 ans, avait disparu cinq ans plus tard, le 24 novembre 1996, entre son domicile et un gymnase à Voreppe. Son corps avait été retrouvé au bord d'un canal.

Corps retrouvés dans la même zone

Le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat a requis la mise en examen du suspect pour tentative de viol sur mineur de 15 ans et assassinat pour le cas de Sarah Syad et la mise en examen pour meurtre sur mineur de 15 ans pour le cas de Saïda Berch.

Dès 1996, un rapprochement avait été opéré entre ces deux meurtres commis à cinq ans d'intervalle, les corps ayant été retrouvés dans des zones très proches.

Les gendarmes étaient alors sur la piste d'un jeune homme circulant en VTT aperçu aux côtés de Saïda peu avant sa mort.

Selon le journal Le Dauphiné Libéré, le suspect arrêté mardi avait déjà été entendu à l'époque par les enquêteurs mais aucun élément n'avait permis de le confondre.

«Les disparus de l'Isère»

Neuf disparitions ou meurtres d'enfants en Isère entre 1983 et 1996 restent à ce jour non élucidés. En 2008, le parquet général de Grenoble avait regroupé ces dossiers, dénommés «Les disparus de l'Isère».

Les investigations alors menées avaient permis d'écarter l'hypothèse d'un tueur en série pour l'ensemble des meurtres ou disparitions. Mais elles n'avaient pas écarté l'idée d'un auteur commun pour certains meurtres.

Selon une source proche de l'enquête, aucun lien n'est pour l'heure établi entre les meurtres de Sarah et Saïda et d'autres disparitions. (afp)

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