Actualisé 14.03.2017 à 17:15

FranceFillon inculpé pour détournement de fonds

La justice a mis en examen le candidat de droite à la présidentielle, mardi, dans le cadre des emplois fictifs.

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Marine Le Pen a appelé vendredi les électeurs de la gauche radicale à «faire barrage» à son rival centriste Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle en France. (Vendredi 28 avril 2017)

Marine Le Pen a appelé vendredi les électeurs de la gauche radicale à «faire barrage» à son rival centriste Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle en France. (Vendredi 28 avril 2017)

AFP
Marine Le Pen est arrivée mercredi à l'heure du déjeuner devant l'usine Whirlpool à Amiens... (Mercredi 26 avril 2017)

Marine Le Pen est arrivée mercredi à l'heure du déjeuner devant l'usine Whirlpool à Amiens... (Mercredi 26 avril 2017)

Keystone
... au moment même où son adversaire à la présidentielle française Emmanuel Macron s'entretenait en ville avec des délégués syndicaux de l'entreprise. (Mercredi 26 avril 2017)

... au moment même où son adversaire à la présidentielle française Emmanuel Macron s'entretenait en ville avec des délégués syndicaux de l'entreprise. (Mercredi 26 avril 2017)

Keystone

Le candidat de la droite à la présidentielle, François Fillon, a été inculpé mardi par la justice française, notamment pour détournement de fonds publics, dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs de son épouse et ses enfants, a annoncé à l'AFP son avocat.

La convocation chez les juges est survenue avec 24 heures d'avance sur la date qu'il avait lui-même annoncée publiquement. «La mise en examen est intervenue ce matin. L'audition a été avancée pour qu'elle se déroule dans des conditions de sérénité», a ajouté Me Antonin Levy.

Prêt à aller au bout

François Fillon a été inculpé notamment de «détournement de fonds publics», «recel et complicité d'abus de biens sociaux» et «manquement aux obligations déclaratives à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique», a confirmé à l'AFP une source judiciaire.

François Fillon, 63 ans, s'était dit ces derniers jours déterminé à aller «jusqu'au bout» de sa campagne, même en cas d'inculpation. Il est le premier candidat majeur à une élection présidentielle à concourir avec le poids d'une inculpation sur les épaules. Lors d'une intervention devant des chasseurs mardi en début d'après midi, le candidat n'a rien laissé paraître, se contentant d'évoquer ironiquement une campagne «où les balles volent bas».

Emplois fictifs

L'enquête ouverte par la justice concerne notamment les centaines de milliers d'euros de salaires versés sur des deniers publics, à sa femme et deux de ses enfants pour des emplois d'assistants parlementaires. Son épouse Penelope, 62 ans, est convoquée chez les juges le 28 mars.

Dernier épisode d'un feuilleton qui a polarisé la campagne électorale, le Journal du Dimanche a révélé que ses factures de plusieurs milliers d'euros chez un tailleur de luxe parisien avaient été réglées par un homme d'affaires à l'identité non révélée.

Ancien favori

Le candidat conservateur, qui se dit victime d'une «chasse à l'homme», peine à recentrer sa campagne sur les questions politiques, après une succession d'allégations qui ont vu son équipe laminée par les désertions et sa chute dans les sondages, à moins de six semaines du premier tour de la présidentielle.

Ancien favori, François Fillon apparaît désormais distancé par la candidate d'extrême droite Marine Le Pen et Emmanuel Macron, ancien ministre du président socialiste François Hollande, repositionné au centre. (nxp/ats/afp)

(NewsXpress)

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