Actualisé 17.05.2016 à 18:08

Festival de CannesFilm allemand en tête de la course pour la Palme

Jusqu'ici, c'est «Toni Erdmann» de l'Allemande Maren Ade qui a suscité les réactions les plus enthousiastes des festivaliers comme de la presse.

1 / 131
Palme d'Or
Palme d'Or

Le réalisateur britannique Ken Loach s'est vu remettre la Palme d'Or des mains du président du jury de la sélection officielle, George Miller. (Dimanche 22 mai 2016)

Reuters/Eric Gaillard
Son film 'Moi, Daniel Blake' a été récompensé du plus prestigieux des prix. (Dimanche 22 mai 2016)

Son film 'Moi, Daniel Blake' a été récompensé du plus prestigieux des prix. (Dimanche 22 mai 2016)

AFP/Valery Hache
Deux réalisateurs plusieurs fois primés à Cannes: Ken Loach et Xavier Dolan, pendant la cérémonie de clôture du 69e Festival de Cannes. (Dimanche 22 mai 2016)

Deux réalisateurs plusieurs fois primés à Cannes: Ken Loach et Xavier Dolan, pendant la cérémonie de clôture du 69e Festival de Cannes. (Dimanche 22 mai 2016)

Reuters/Yves Herman

Une comédie allemande sur la relation père-fille se dégage nettement à mi-parcours dans la course à la Palme d'or du Festival de Cannes. Elle est suivie par un film-poème de l'Américain Jim Jarmusch et un drame familial roumain.

Jusqu'ici, c'est «Toni Erdmann» de l'Allemande Maren Ade qui a suscité les réactions les plus enthousiastes des festivaliers comme de la presse. Ce long-métrage de 2H42, qui a déclenché fous rires et applaudissements sur la Croisette, fait la course en tête, selon le panel de critiques français et étrangers publié par la revue spécialisée Screen. C'est aussi le film le plus largement plébiscité par la presse française, selon celui du magazine Le Film français.

Un «propos universel»

«C'est un film qui peut réunir beaucoup de monde, parce que c'est un propos intéressant, universel. Le film est drôle, mais pour traiter d'un sujet finalement très fort, à la fois la relation parents-enfants mais aussi plus généralement 'qu'est-ce qu'on fait de sa vie?'», souligne Philippe Rouyer, de la revue française Positif. «Les comédiens sont très forts, et j'imagine mal comment il ne serait pas au palmarès», ajoute-t-il.

Ce long-métrage «a de bonnes chances d'obtenir quelque chose», renchérit le journaliste Scott Roxborough du magazine américain spécialisé Hollywood Reporter, «étant donné que ça fait si longtemps qu'un film allemand n'a pas gagné (depuis 'Paris Texas' de Wim Wenders en 1984, ndlr) ou même été montré (depuis 'Rendez-vous à Palerme' du même Wenders en 2008)».

Ode au ralenti

Avec «Paterson», un film construit comme un poème, ode au ralenti et à la banalité du quotidien, l'Américain Jim Jarmusch n'a pas laissé non plus la critique insensible. Son film obtient la deuxième meilleure note du panel de critiques de Screen.

«Belle surprise poétique du festival» selon le quotidien français Le Figaro, le film est une «exaltation bouleversante du quotidien par la poésie», selon l'hebdomadaire Télérama et «un délice» selon le Guardian britannique. Le site américain spécialisé Indiewire le qualifie de «film le plus intime» de Jim Jarmusch.

Huis clos roumain

En troisième position dans le classement de Screen, «Sieranevada» du Roumain Cristi Puiu, drame familial de près de trois heures qui dissèque les tensions dans le huis clos d'un appartement.

«Cristi Puiu filme toujours avec la même maestria», selon Télérama. L'hebdomadaire français L'Express souligne que «ce qui surprend le plus dans 'Sieranevada', c'est l'audace de sa mise en scène».

«Loving» de Jeff Nichols, basé sur l'histoire vraie aux Etats-Unis d'un homme blanc et une femme noire condamnés pour s'être mariés dans les années 1950, a également été plébiscité par certains, tout comme «Ma Loute», nouvelle fantaisie tragi-comique de Bruno Dumont, accueilli avec enthousiasme par une partie de la presse française.

«Tous les films ont des défenseurs. Il n'y a pas cette année de film qui fasse l'unanimité contre lui», estime Philippe Rouyer, pour qui «le niveau général» de la compétition est «nettement plus haut» que l'an dernier.

Performances remarquées

Parmi les performances remarquées à ce stade, celles de l'Allemande Sandra Hüller, en jeune femme d'affaires ambitieuse, et de l'Autrichien Peter Simonischek, en père facétieux, ont été saluées dans «Toni Erdmann».

L'actrice irlando-éthiopienne Ruth Negga (des séries «Criminal Justice» et «Misfits») et l'Australien Joel Edgerton («Zero Dark Thirty», «Midnight Special») ont également retenu l'attention pour leur prestation dans «Loving».

Une partie de la presse a même évoqué leur possible nomination aux Oscars pour leur interprétation de ce couple mixte obligé de se battre dans l'Amérique ségrégationniste pour son droit au mariage. Joel Edgerton «brille dans le film par un jeu tout en retenue», tandis que sa partenaire «est une découverte», selon L'Express.

La prestation de l'acteur américain Adam Driver en chauffeur de bus dans «Paterson» a également impressionné, Indiewire la qualifiant de «meilleure performance» de l'acteur. Côté français, le jeu de Marion Cotillard dans «Mal de pierres» a été remarqué, Télérama la qualifiant de «sublime» et «ardente» dans ce film. (nxp/ats/afp)

Les Tweets du Festival

Tweets de @Festival_Cannes!function(d,s,id){var js,fjs=d.getElementsByTagName(s)[0],p=/^http:/.test(d.location)?'http':'https';if(!d.getElementById(id)){js=d.createElement(s);js.id=id;js.src=p+"://platform.twitter.com/widgets.js";fjs.parentNode.insertBefore(js,fjs);}}(document,"script","twitter-wjs");

(NewsXpress)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!