Actualisé 21.05.2017 à 15:36

SyrieFin de l'évacuation des derniers rebelles à Homs

Après six années de siège et de bombardements, les derniers rebelles syriens ont quitté la ville de Homs ce dimanche.

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Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)

Malgré la trêve humanitaire, les violences entre l'armée syrienne et les insurgés ont repris dans la Ghouta orientale. (Mercredi 28 février 2018)

AFP
Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)

Les Etats-Unis ont commencé à livrer des armes aux combattants kurdes contre l'EI dans le nord de la Syrie, au grand dam d'Ankara. (Mardi 30 mai 2017)

Keystone
Des frappes de la coalition ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, dans l'est de la Syrie, faisant 35 civils morts. (Jeudi 25 mai 2017)

Des frappes de la coalition ont visé des immeubles d'habitation à Mayadine, dans l'est de la Syrie, faisant 35 civils morts. (Jeudi 25 mai 2017)

Keystone

Les derniers rebelles syriens encore présents dans la ville de Homs l'ont évacuée dimanche. Ils l'ont replacée de fait sous contrôle des forces gouvernementales pour la première fois depuis le début du conflit il y a six ans.

14'000 personnes évacuées

Des autocars ont, comme la veille et vendredi, emmené hors de l'ultime secteur de la ville qui était encore tenu par les insurgés des combattants rebelles et leurs familles. Environ 1700 personnes, dont 700 combattants, devaient partir dimanche.

Au total, plus de 14'000 personnes auront été évacuées d'Al Waer, en plusieurs vagues depuis mars, dans le cadre d'un accord d'évacuation, l'un des plus importants du genre conclus entre le régime et les forces de l'opposition depuis 2011.

Comme nombre d'accords similaires ces derniers mois, il tend à rendre au gouvernement syrien le contrôle de parties de l'ouest du pays longtemps aux mains de l'opposition, mais qui étaient assiégées par l'armée syrienne et ses alliés.

Accords de réconciliation

La plupart des rebelles quittant Homs ont gagné la province d'Idlib, au nord, ou la ville de Djarablous, près de la frontière turque, ont dit des médias syriens. Un millier d'entre eux resteront à Al Waer et remettront leurs armes à l'armée syrienne et à ses alliés.

Ces accords d'évacuation, également mis en place dans des secteurs assiégés autour de Damas et à Alep à la fin de l'an dernier, sont appelés accords de réconciliation par le gouvernement syrien qui y voit le moyen de rétablir les services et l'ordre publics. L'opposition les critique car, pour elle, ils équivalent à des déplacements forcés d'opposants à Bachar al Assad hors des principaux centres urbains de la Syrie, souvent après des années de siège et de bombardements.

Quelques poches demeurent

Le gouvernement syrien, soutenu militairement par la Russie depuis septembre 2015, a négocié ces accords en position de force et a ainsi ramené de grands secteurs urbains de l'ouest du pays sous son contrôle.

Les rebelles occupent encore quelques poches autour de Damas et dans le Sud, et la quasi-totalité de la province d'Idlib.

Le groupe Etat islamique, combattu à la fois par l'armée syrienne, les rebelles et par la coalition internationale sous commandement américain, contrôle pour sa part de vastes territoires dans l'est de la Syrie. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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