Actualisé 06.04.2020 à 07:15

Genève

Fin de week-end calme à Champ-Dollon

Après deux jours de colère de la part des détenus qui ont refusé de regagner leurs cellules, le calme était de retour dimanche dans la prison.

Keystone

Le calme était revenu dimanche à la prison de Champ-Dollon, à Puplinge (GE), après deux jours de manifestations de colère des détenus en lien avec le coronavirus. Vendredi soir et samedi soir, des détenus avaient refusé de regagner leurs cellules après la promenade.

«Dimanche, tous les détenus ont obtempéré», a indiqué Laurent Forestier, porte-parole de l'office cantonal de la détention. Samedi après-midi, une vingtaine de détenus avaient refusé de réintégrer leurs cellules. La rébellion avait duré plus de cinq heures.

Les policiers ont dû se déployer mais il n'y a eu ni usage de la force ni blessés, selon le porte-parole. Les contestataires ont été mis en cellule forte. Vendredi soir, 43 détenus avaient déjà refusé de regagner leurs cellules après la promenade.

Certains demandaient à être libérés étant donné que des pays ont arrêté les détentions en raison de la pandémie. D'autres voulaient reprendre le foot. Ces revendications étaient disparates et peu claires, selon le porte-parole.

Il y a de la frustration en raison des mesures prises contre le coronavirus, a relevé Laurent Forestier. Des ateliers ont été fermés et certains ont dû être réaménagés. Les visites sont toutefois maintenues moyennant l'installation de vitres en plexiglas.

«Acte d'autorité»

Les forces de l'ordre, la défense incendie et un appui médical aveint été mobilisés mais leur intervention n'avait finalement pas été nécessaire. En revanche, samedi, il a fallu intervenir. «D'une part, clairement, nous ne pouvons pas nous permettre de laisser s'installer une telle routine dans l'établissement. C'est exclu. Il fallait faire acte d'autorité», a indiqué Laurent Forestier à «20 minutes».

«D'autre part, en ces temps d'épidémie de covid-19, ces promenades prolongées mettent en danger l'ensemble de la prison, car en de telles circonstances, il est impossible de faire respecter les distances sanitaires», a-t-il ajouté. (nxp/ats)

(NewsXpress)
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