Espagne: Fin du procès des attentats djihadistes en Catalogne
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EspagneFin du procès des attentats djihadistes en Catalogne

Le procès des trois hommes soupçonnés d’être impliqués dans les attentats djihadistes de 2017 qui avaient fait 16 morts en Catalogne s’est achevé mercredi, près de Madrid.

Mohamed Houli Chemlal et Driss Oukabi sont accusés d’appartenir à la cellule ayant perpétré ces attaques, tandis que le troisième accusé, Said Ben Iazza, est soupçonné d’avoir coopéré avec le groupe.

Mohamed Houli Chemlal et Driss Oukabi sont accusés d’appartenir à la cellule ayant perpétré ces attaques, tandis que le troisième accusé, Said Ben Iazza, est soupçonné d’avoir coopéré avec le groupe.

AFP

Le procès de trois hommes soupçonnés d’être impliqués dans deux attentats djihadistes qui avaient fait au total 16 morts en Catalogne (nord-est de l’Espagne) en août 2017 s’est achevé mercredi, près de Madrid, et a été mis en délibéré.

Jugés depuis novembre, Mohamed Houli Chemlal et Driss Oukabir sont accusés d’appartenir à la cellule ayant perpétré ces attaques, tandis que le troisième accusé, Said Ben Iazza, est soupçonné d’avoir coopéré avec le groupe.

Verdict dans quelques semaines

Le haut tribunal de l’Audience nationale, qui a entendu plus de 200 témoins à San Fernando de Henares, près de Madrid, doit désormais prononcer son verdict, qui pourrait ne pas survenir, avant plusieurs semaines.

«Je ne savais pas ce qui allait se passer à Barcelone ou à Cambrils», s’est défendu mercredi, Mohamed Houli Chemlal, 23 ans, dans sa déclaration finale.

«Je ne partage pas les idées extrémistes de Daech», acronyme arabe du groupe Etat islamique (EI), a-t-il ajouté. Le parquet a requis contre lui une peine de 41 ans de prison.

Il avait été blessé par l’explosion accidentelle, le 16 août 2017, d’explosifs que la cellule manipulait dans une maison de la ville catalane d’Alcanar, pour préparer des engins devant servir à des attentats.

Camionnette-bélier

Driss Oukabir, qui avait loué une camionnette utilisée par les assaillants, a assuré qu’il n’était ni membre du groupe ni religieux, et affirmé n’avoir jamais imaginé que ce véhicule servirait à perpétrer une attaque-bélier sur la plus grande avenue de Barcelone. Il encourt une peine de 36 ans de prison. Le procureur a requis huit ans de prison contre le troisième accusé.

Revendiqués par l’EI, les attentats des 17 et 18 août 2017 avaient visé la célèbre avenue des Ramblas, à Barcelone, où une camionnette avait foncé sur les passants, tuant 14 personnes, dont un enfant de trois ans, ainsi que la station balnéaire de Cambrils, à 100 km plus au sud. Ils avaient également fait 140 blessés. Les six auteurs de ces attaques sont tous morts sous les balles de la police.

(AFP)

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