Football: Fin du procès entre les femmes de Rooney et Vardy
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FootballFin du procès entre les femmes de Rooney et Vardy

L’affaire qui oppose Coleen Rooney à Rebekah Vardy a pris fin jeudi à Londres.

Coleen Rooney (à g.) et Rebekah Vardy

Coleen Rooney (à g.) et Rebekah Vardy

Le procès de la rocambolesque affaire qui oppose Coleen Rooney à Rebekah Vardy, deux influenceuses connues surtout pour être les femmes de footballeurs anglais, s’est conclu jeudi à Londres avec des accusations de mensonges d’une part et des demandes de réparation de l’autre.

Dans ce procès ouvert le 10 mai, Rebekah Vardy poursuit Coleen Rooney pour diffamation après que cette dernière l’a accusée d’avoir fait fuiter des informations aux tabloïds anglais.

L’affaire suscite un tel intérêt au Royaume-Uni qu’elle a son propre surnom: «Wagatha Christie» – WAG («Wives and Girlfriends») étant un acronyme utilisé pour désigner les compagnes des sportifs célèbres.

Accusations sur les réseaux

En octobre 2019, Coleen Rooney, la femme de l’ancienne star du football anglais Wayne Rooney, affirme avoir mené «l’enquête» et accuse nommément sur Instagram et Twitter Rebekah Vardy, mariée à l’attaquant de Leicester City Jamie Vardy, d’avoir transmis au tabloïd The Sun de «fausses histoires» la concernant.

Des accusations niées par Mme Vardy, qui décide alors d’intenter des poursuites pour diffamation. Jeudi, son avocat, Hugh Tomlinson, a estimé qu’elle méritait des «dommages et intérêts substantiels» après les accusations proférées par Mme Rooney.

L’avocat de cette dernière, David Sherborne, a lui souligné l’absence au tribunal de Caroline Watt, l’agente en relations publiques de Mme Vardy, qui avait accès au compte Instagram de sa cliente et est soupçonnée d’être à l’origine des fuites.

«Pas de Caroline Watt (au procès), c’est comme Hamlet sans le prince de Danemark», a-t-il lancé lors de sa plaidoirie en référence à la célèbre pièce de William Shakespeare. Il a par ailleurs estimé que Mme Vardy n’était «pas fiable» et avait «supprimé délibérément» des échanges sur WhatsApp avec son agente.

Des «people» à part entière

La juge Karen Steyn, qui a la charge du procès, doit rendre son verdict à une date ultérieure, non communiquée. Mais devant la Cour royale de justice jeudi, les badauds venus apercevoir les deux femmes avaient une opinion claire sur le sujet, tandis que sur les réseaux sociaux, on s’opposait à coups de #TeamRebekah ou #TeamColeen.

Si Coleen Rooney, 36 ans, et Rebekah Vardy, 40 ans, sont devenues des personnalités publiques en raison de leur relation avec des footballeurs, elles sont depuis des «people» à part entière. Suivies par des centaines de milliers d’abonnés sur Instagram, elles y partagent régulièrement des photos de leurs enfants respectifs.

Selon des estimations dans la presse locale, le coût du procès se chiffre en millions de livres, les avocats des deux femmes ayant déjà représenté l’acteur Johnny Depp ou l’ancien propriétaire du club de Chelsea, Roman Abramovitch.

(AFP)

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