Actualisé 09.02.2017 à 22:12

TennisFin prête à se réinventer devant le public genevois

Sans papa Ivan ni Melanie Molitor, Belinda Bencic vit une phase de remise en question. Son plan de relance: la Fed Cup.

par
Mathieu Aeschmann
Genève
La Suissesse salue deux de ses futures adversaires, à Palexpo.

La Suissesse salue deux de ses futures adversaires, à Palexpo.

Keystone/Magali Girardin

Il y a un an, elle était la 7e joueuse mondiale. Lundi, elle devrait pointer autour du 130e rang WTA. La vérité crue des chiffres rappelle les mésaventures et les erreurs d'une saison apocalyptique: surmenage, blessures (dos et poignet), forfaits en série. La caricature d'une ascension mal maîtrisée. Et pourtant, Belinda Bencic, 19 ans, pourrait être l'atout décisif de la Suisse, ce week-end contre la France. A la voir lâcher ses coups, jeudi face à Timea Bacsinszky, on se dit que «Beli» est parée pour rebondir.

Les signaux de cette remise en question? En décembre, la Saint-Galloise a tourné le dos à sa mentor de toujours, Melanie Molitor, pour filer se préparer en Floride. Plus fort encore, elle a fait le voyage vers l'Australie sans son père Ivan (annoncé dans le public samedi). Après la rupture avec son mécène historique, Marcel Niederer, il faut y voir deux nouvelles preuves d'émancipation. «Comme je ne m'aligne pas à Doha ni à Dubaï, je vais prendre un peu de temps pour décider de mon organisation future», a-t-elle dit mercredi. Rassurant: la Saint-Galloise a besoin de points, mais semble avoir compris qu'avec une structure sérieuse, les résultats viendront tout seuls.

Et pourquoi pas dès samedi, à l'occasion de ce qui serait son premier simple de Fed Cup à domicile? «J'étais si déçue d'être forfait à Lucerne en demi-finale. Du coup, je me réjouis encore plus d'arriver ici en pleine forme.» Sur la base de sa qualité de frappe à l'entraînement, on serait tenté de la croire. La nouvelle Belinda, c'est pour demain.

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