Etude: Finalement Homo erectus était plutôt trapu, et pas élancé
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EtudeFinalement Homo erectus était plutôt trapu, et pas élancé

Les chercheurs ont notamment reconstitué le mouvement respiratoire de son thorax et l'ont comparé à celui de l'humain moderne, Homo sapiens.

Des restes d’Homo erectus exposés  au musée National du Kenya.

Des restes d’Homo erectus exposés au musée National du Kenya.

AFP

Sa réputation de «coureur de longue distance» avait laissé penser qu'Homo erectus était de corpulence plutôt mince. Mais l'étude interdisciplinaire menée par Markus Bastir (Musée national des sciences naturelles de Madrid) et Daniel García Martínez (Centre national d'investigation sur l'évolution humaine de Burgos) démontre désormais le contraire.

«Nos résultats modifient notre compréhension de l'Homo erectus», explique l'auteur principal, Markus Bastir. «Son thorax était plus large et volumineux que la plupart des personnes vivant actuellement».

«Actuellement, la cage thoracique de l'Homo erectus semble plus proche de celle d'un humain trapu comme les Néandertaliens, qui auraient donc hérité cette forme de l'Homo erectus», ajoute le second auteur, Daniel García Martínez.

Ces conclusions sont basées sur l'analyse de la cage thoracique du squelette d'un Homo erectus emblématique: le garçon de Turkana. Il s'agit du squelette d'un ancêtre humain le plus complet retrouvé jusqu'à présent. Mis au jour à l'ouest du lac Turkana au Kenya, il date de 1,5 million d'années.

Participation d’un chercheur suisse

Chercheur au Laboratoire d'anatomie fonctionnelle de l'Université libre de Bruxelles, Benoît Beyer a modélisé le thorax du garçon de Turkana. Dans une vidéo, il compare son mouvement respiratoire à celui d'un humain moderne.

«L'analyse de la morphologie 3D des côtes, associée à la simulation d'un mouvement respiratoire fonctionnel suggère que la forme de la cage thoracique se modifiait selon un modèle différent», commente-t-il, cité dans un communiqué de l'ULB

L'évolution de la corpulence de l'humain moderne permet d'entrevoir comment l'être humain (et ses ancêtres) a pu et peut encore s'adapter à son environnement. Un chercheur de l'Université de Zurich a également contribué à ces travaux publiés dans la revue Nature Ecology & Evolution.

(ATS)

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