Actualisé 19.04.2007 à 22:58

Financement du stade de la Praille porté devant le juge

GENEVE – Après trois recours, le Comité Praille dénonce auprès du procureur une éventuelle gestion déloyale des deniers publics.

«Il y a eu détournement de fonds. Une grosse somme d'argent public a été versée à une fondation de droit privé. Nous demandons au procureur Daniel Zappelli de faire toute la lumière sur cette affaire», justifie d'emblée Luc Gilly. Dans le collimateur du membre du Comité Praille, le montage financier qui a permis en début d'année de prélever 11 millions de francs des comptes du Fonds d'équipement communal pour régler, via la Fondation du Stade de Genève (FSG), une dette avec l'entreprise du bâtiment Implenia, ex-Zschokke. «Ce que nous cherchons à savoir, c'est qui a outrepassé ses droits. Nous espérons aussi accéder enfin à des documents déterminants que nous réclamons depuis fin janvier», conclut-il.

«Il s'agit d'une hérésie juridique. Une ânerie monumentale», s'emporte Jean-Pierre Carera. Pour le président de la FSG, «il n'y a rien de pénal dans cette affaire. L'argent a seulement transité par la FSG pour régler ses dettes. Tout s'est fait au grand jour. Personne ne s'est enrichi ou n'a triché pour détourner de l'argent», assène-t-il. «Ce qui aurait été déloyal, c'est de ne pas régler les dettes du stade», ajoute le conseiller d'Etat Mark Muller.

Pour l'heure, le procureur général n'a pas pu commenter une dénonciation qui lui a été adressée par lettre mardi. «Je vais me déterminer après examen du dossier», s'est-il poliment excusé.

Giancarlo Mariani

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