Actualisé 05.12.2018 à 16:21

E-commerceFini de se faire livrer en Suisse par amazon.com

Le géant de l'e-commerce a envoyé un e-mail à 100'000 clients, qui devront se tourner vers ses sites en Europe.

von
sas/reg
La nouvelle loi sur la TVA décourage lentreprise.

La nouvelle loi sur la TVA décourage lentreprise.

AFP

Le lancement d'amazon.ch ­paraissait imminent au printemps. Mais entre-temps, le géant américain du commerce en ligne a fait volte-face. Il a même envoyé un e-mail aux 100'000 clients suisses de son portail principal amazon.com qui leur indique qu'ils ne pourront plus se faire livrer en se rendant sur ce site dès le 26 décembre 2018. Ils devront passer commande sur ses plateformes européennes, comme amazon.fr.

La firme justifie ce changement par la modification de la loi suisse sur la TVA qui entrera en vigueur début 2019. Les sites étrangers qui facturent pour plus de 100'000 fr. par année devront payer cette taxe. Jusqu'à présent, les commandes de moins de 65 fr. en étaient exemptées, car les montants de TVA de moins de 5 fr. n'étaient pas facturés par les douanes. Selon un spécialiste, la société ne veut pas répertorier auprès des autorités des millions d'articles qui ne seront peut-être jamais commandés.

«C'est une victoire d'étape pour les commerçants en Suisse», s'est réjoui hier un expert de l'e-commerce. Mais le changement est important pour les consommateurs, car la plateforme amirale amazon.com compte plus de 300 millions d'articles, nettement plus que celles en Europe. Amazon.com réaliserait des ventes de 65 millions de francs en Suisse, selon plusieurs sources, un marché trop petit aux yeux du géant valorisé plus de 835 milliards de dollars. (sas/reg/afp)

Taxe sur les GAFA

La France a reculé hier pour tenter de sauver la taxe européenne sur l'économie numérique, en proposant avec l'Allemagne une version édulcorée de son projet. La directive envisagée prévoit une taxation du chiffre d'affaires (et non des bénéfices comme le veut l'usage) à 3%, en se concentrant surtout sur les revenus publicitaires, ciblant donc essentiellement Google et Facebook. Paris et Berlin appellent à un vote en 2019 pour une entrée en vigueur en 2021.

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