Aldi: fini les fruits et légumes venus par avion

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CommerceFini les fruits et légumes venus par avion dans les rayons d’Aldi

Le détaillant annonce qu’il ne s’approvisionnera plus en fruits et légumes transportés par voie aérienne. Mais attention aux fausses idées écolo.

La disponibilité des produits exotiques dépendra des transports maritimes.

La disponibilité des produits exotiques dépendra des transports maritimes.

20min/Celia Nogler

On ne trouvera plus de mûres toute l’année chez Aldi. L’enseigne s’est engagée à renoncer à vendre des fruits et légumes qui sont transportés par avion, relève le «Tages Anzeiger», qui détaille cet exemple des mûres: les fruits sont importés par avion depuis l’Amérique du sud ou centrale et peuvent être disponibles toute l’année. Désormais, il faudra attendre que la saison arrive en Europe. Aldi s’est aussi engagé à ne plus faire de publicité pour les fraises en dehors des saisons où on en trouve des locales. Elles resteront toutefois proposées toute l’année. 

Mieux mais pas neutre

Cela ne signifie pas pour autant que Aldi renonce aux fruits et légumes exotiques ou qui viennent de loin. Seulement, ils ne pourront arriver que par bateau, ce qui est déjà le cas de bien des produits. La décision d’Aldi a un impact mais comprend aussi une part de greenwashing: selon les calculs, un produit importé par avion émet 50 grammes de CO₂ par tonne et par kilomètre. Par bateau, c’est 15 grammes.

Au niveau planétaire, le transport maritime est d’ailleurs déjà plus émetteur que tout le transport aérien. De plus, le fioul utilisé pour le transport maritime a une teneur en soufre, qui est rejeté dans l’air, 3500 fois plus élevée que celle du diesel pour le transport automobile.

«De saison», toujours mieux que «local»

Dans son émission de mardi, «À bon entendeur» de la RTS a aussi fait ses calculs sur l’impact du transport et des moyens de production, en prenant l’exemple des salades. Il s’avère que, d’un point de vue écologique, il est bien pire d’acheter une salade suisse produite sous une serre chauffée aux énergies fossiles à deux pas de chez soi que d’acheter une salade importée d’Espagne qui a, elle, poussé sous serre mais chauffée par le soleil. Une salade suisse qui pousse sous serre chauffée aux énergies renouvelables, ça passe. Mais le mieux reste une salade locale… et de saison, qui pousse naturellement en extérieur.

(ywe)

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