Actualisé 21.05.2017 à 18:43

FranceFini «les mauvaises habitudes» de Hollande

Pour justifier son traitement des médias, Emmanuel Macron pointe du doigt le comportement de Sarkozy et Hollande.

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La femme du président français affirme vouloir «assumer son rôle public» qui sera déterminé «par une charte de transparence» précisant ses «missions et ses moyens», dans une interview au magazine «Elle» à paraître vendredi. (Jeudi 17 août 2017)

La femme du président français affirme vouloir «assumer son rôle public» qui sera déterminé «par une charte de transparence» précisant ses «missions et ses moyens», dans une interview au magazine «Elle» à paraître vendredi. (Jeudi 17 août 2017)

AFP
Le Parlement français a donné son accord définitif au gouvernement Macron pour réformer le droit du travail sans intervention des députés. (Mercredi 2 août 2017)

Le Parlement français a donné son accord définitif au gouvernement Macron pour réformer le droit du travail sans intervention des députés. (Mercredi 2 août 2017)

AFP
La Ministre des Armées, Sylvie Goulard, est suspectée dans une affaire d'emplois fictifs. Elle a présenté sa démission au président français. (Mardi 20 juin 2017)

La Ministre des Armées, Sylvie Goulard, est suspectée dans une affaire d'emplois fictifs. Elle a présenté sa démission au président français. (Mardi 20 juin 2017)

AFP

Le nouveau président français Emmanuel Macron a l'intention de ne pas reproduire «les mauvaises habitudes» en matière de communication de ses prédécesseurs Nicolas Sarkozy et François Hollande, a prévenu dimanche le porte-parole de son mouvement.

Multiplication des prises de parole

«La parole présidentielle va se raréfier et je suis certain que chacun va s'en accommoder et va s'y habituer», a déclaré Benjamin Griveaux, porte-parole de La République en marche !, sur Radio J.

M. Griveaux a pointé «les mauvaises habitudes qui ont été prises ces 10 dernières années, avec la multiplication des offs, des prises de parole sans doute intempestives (...) qui répondent à une forme de dictature de l'urgence».

«Il est certain qu'Emmanuel Macron va mettre une distance avec cela. Ce sera un président du temps long parce que le rôle du président, c'est de fixer un horizon et de ne pas être dans la réaction à la petite phrase et le commentaire de l'actualité», a-t-il souligné.

Entorse sans précédent

Le nouveau chef de l'Etat affirme de fait régulièrement qu'il entend rester «le maître des horloges».

L'Élysée a tenté vendredi d'apaiser les tensions avec la presse qui, quelques jours seulement après l'investiture d'Emmanuel Macron, s'est alarmée des tentatives de la présidence de choisir les journalistes couvrant les déplacements du nouveau chef de l'État.

En amont du déplacement d'Emmanuel Macron vendredi au Mali, la cellule communication de l'Élysée avait contacté directement des journalistes pour leur proposer de couvrir cette visite, une entorse sans précédent aux relations entre l'exécutif et les médias.

Lettre ouverte

Les sociétés de journalistes de 25 médias parmi lesquels l'AFP, TF1, BFMTV, Europe 1, Le Figaro, Le Monde ou Franceinfo, une quinzaine de responsables de rédactions, ainsi que Reporters sans frontières (RSF), avaient co-signé une lettre ouverte au président de la République pour manifester leurs «inquiétudes quant à l'organisation de la communication présidentielle».

Pendant son déplacement vendredi au Mali, les journalistes accrédités ont été tenus bien à distance du chef de l'Etat, qui s'est gardé du moindre «off» avec eux, contrairement à son prédécesseur François Hollande qui parlait très souvent avec la presse. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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