Actualisé 17.01.2013 à 21:10

Ski alpin

Flashé à plus de 158km/h!

Sur la piste du Lauberhorn, le Bulgare Svetoslav Georgiev a battu le record de vitesse dans le Hanneggschuss.

de
Jean-Philippe Pressl-Wenger, Wengen
L'athlète de 22 ans n'a terminé qu'une seule épreuve de Coupe du monde au cours de sa carrière. (Photo: GEPA)

L'athlète de 22 ans n'a terminé qu'une seule épreuve de Coupe du monde au cours de sa carrière. (Photo: GEPA)

Sensation dans l'Oberland! Avant le Bulgare (158,3km/h), personne ne s'était approché du record de Stefan Thanei. En 2005, l'Italien avait été mesuré à 156,96km/h sur ce tronçon particulièrement rapide de la mythique piste bernoise. C'était durant la descente du combiné.

Dans sa carrière, Georgiev (21 ans) ne compte que deux départs en Coupe du monde. Eliminé dans la descente du super-combiné de Bansko (Bul) il y a deux ans, le poulain de l'Autrichien Walter Hubmann s'était classé 57e de la descente de Chamonix en février dernier. Mais il n'y a pas que les débutants qui vont très vite à Wengen. Cette année, les cadors pourraient bien atteindre voire dépasser l'extraordinaire vitesse de 160km/h.

Max Franz n'en revenait pas lui non plus. Pincé à 157,37km/h dans le Hanneggschuss, il s'est enthousiasmé dans les colonnes des journaux autrichiens. «Ce serait fou d'arriver à 160km/h. Mais on n'a pas l'impression d'aller si vite sur cette partie-là, car le revêtement n'est pas aussi bosselé que les années précédentes», a expliqué le descendeur de Carinthie.

Son chef de file, Klaus Kröll, s'est même transformé en Madame Irma, avec une lueur spéciale dans les yeux. Le Styrien a prédit que la marque mythique devrait être atteinte durant l'épreuve reine de samedi.

Côté suisse, seuls deux athlètes de Swiss-Ski ont passé la barre des 150km/h sur ce passage. Il s'agit du Grison Carlo Janka (153,99) et du géant obwaldien Marc Gisin (152,66).

La météo s’en mêle

Dans le canton de Berne, il est tombé entre 10 et 15 centimètres de neige fraîche durant la nuit de mercredi à jeudi. Combinées au brouillard matinal qui s’était accroché sur le haut du parcours, les précipitations ont forcé les organisateurs à annuler le troisième et dernier entraînement de la descente prévue samedi. Les conditions météorologiques ne devraient plus jouer de mauvais tours aux skieurs, même si un très léger risque plane encore sur la course de samedi. La dernière annulation d’une descente du Lauberhorn date de 2004.

Généralistes en voie de disparition

Alors que Wengen accueille le seul super-combiné de Coupe du monde de la saison, aujourd’hui, les skieurs polyvalents se font rares. Silvan Zurbriggen a longtemps accumulé des points dans la discipline hybride. «Avant, si tu avais 400 points au classement général, tu obtenais le droit de t’aligner dans toutes les disciplines, juste après les 30 meilleurs, a rappelé le Haut-Valaisan. Aujourd’hui, il faut 500 points.» Zurbriggen a aussi remarqué que la FIS évoluait vers une spécialisation forcenée. «En slalom, l’espace entre les portes s’est réduit à 8 mètres. Personnellement, j’ai réussi de bonnes performances entre les piquets lorsque l’écart était de 12 mètres.» Une façon de dire qu’il ne se considère pas comme un favori de la course du jour.

William Besse: «Le niveau s’est encore élevé»

La tendance montre que les meilleurs en technique ou en vitesse n’arrivent plus à marquer de gros points dans les autres disciplines. Le niveau s’est continuellement élevé ces dernières années et les skieurs n’ont plus le temps nécessaire pour se préparer à être performants partout. Pour jouer les premiers rôles dans une ou deux disciplines, l’investissement en temps consacré à l’entraînement spécifique vous empêche de rêver à autre chose. Même le Norvégien Aksel Lund Svindal (ndlr: actuel 2e du classement général de la Coupe du monde) a dû mettre un peu le slalom de côté.

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