Sécurité: Fonctionnaires fédéraux priés de lâcher WhatsApp
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SécuritéFonctionnaires fédéraux priés de lâcher WhatsApp

La Confédération se méfie de l'application gratuite américaine. Elle se tourne vers Threema. Des cantons vont faire pareil.

par
Frédéric Nejad Toulami
La société zurichoise Threema dispose de serveurs en Suisse.

La société zurichoise Threema dispose de serveurs en Suisse.

Keystone

L'entreprise zurichoise qui a développé l'app payante Threema assure l'anonymat des utilisateurs. Tout l'inverse du populaire et gratuit Whats­App, détenu par Facebook. Cela a convaincu l'Office fédéral de l'informatique de mettre cette messagerie cryptée suisse à la disposition de ses collaborateurs détenteurs d'un smartphone géré par l'employeur. Une démarche qui se généralisera dans tous les départements fédéraux d'ici à cet été.

Dans certains cantons, une réflexion est en cours. «Le Département vaudois de la formation et de la jeunesse envisage diverses solutions comparées, précise le porte-parole Julien Schekter. Avec la montée en puissance de l'éducation numérique qui prend forme dans notre canton, les thématiques de la sécurité des données, mais aussi celles des logiciels libres sont prises en compte dans nos choix.» Des décisions pourraient être prises pour la rentrée prochaine.

À Genève, un test similaire porte sur l'année scolaire 2018-2019. «Une éventuelle décision d'extension sera prise au début du 2e semestre 2019», explique Manuel Grandjean, directeur au Département de l'instruction publique. Quant au coût de licence d'une app comme Threema, «en cas de généralisation, un budget devra être dégagé, précise-t-il. Mais le prix sera négocié et, comme pour la plupart des applications informatiques, il est très inférieur au prix public pour le domaine de l'éducation.»

Avis unanimes

Pour le préposé valaisan à la protection des données, Sébastien Fanti, l'important est notamment que les données des utilisateurs d'une app de messagerie demeurent en Suisse.

«Sinon en cas de pépin, on s'expose à des poursuites pénales, surtout vis-à-vis d'informations sur les mineurs, comme les écoliers. D'ailleurs, tous les préposés sont désormais unanimes à ce sujet», déclare-t-il. Mais il admet que le coût de licence d'utilisation de Threema est élevé.

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