Valais: Fondation Pierre Arnaud: «Faire mieux avec moins»
Actualisé

ValaisFondation Pierre Arnaud: «Faire mieux avec moins»

Financièrement mal pris, le centre culturel a trouvé des solutions pour ne pas fermer. Mais des emplois passent à la trappe.

par
Mirko Martino
Keystone

«C'est à la fois un soulagement et une tristesse.» Daniel Salzmann est partagé entre deux sentiments. Le président du Conseil de la fondation Pierre Arnaud commente ainsi la restructuration du centre culturel situé à Lens (VS) décidée mercredi, au lieu de la fermeture annoncée le 7 avril dernier. «Je suis triste car nous allons licencier neuf collaborateurs, soupire-t-il. Et on ne fait jamais cela de gaieté de coeur, surtout qu'il s'agit de personnes que j'apprécie. Mais je suis soulagé de pouvoir garder 18 des 27 employés et de voir ce nouvel élan, qui devrait permettre de pérenniser cette structure.»

Les mesures prises font passer de 850'000 francs à 100'000 francs le déficit prévisionnel de 2017. «Cela reste supportable», estime Alexandra Egli, l'attachée de presse de la fondation. Mais les emplois biffés n'expliquent pas seuls l'amélioration de la situation financière du centre culturel. «Notre objectif est d'être plus intéressants et meilleurs, tout en réduisait la voilure, explique Daniel Salzmann. Il faudra faire mieux avec moins.» Ce principe s'appliquera dès la prochaine expo, où certains tableaux prévus ne seront pas là. «Le transport et la sécurisation des oeuvres d'art coûtent extrêmement cher, détaille-t-il. Mais nous saurons garder notre attractivité en proposant de nouvelles activités, comme des conférences. Dès l'expo suivante, nous proposerons une discussion sur l'art aborigène.» Son but: que la fondation devienne un centre d'art et de réflexion.

Retombées indirectes tangibles

Malgré les licenciements, David Bagnoud, président de la commune de Lens, est lui aussi soulagé. «Depuis l'ouverture de la fondation en décembre 2013, on ressent des retombées indirectes de façon tangible auprès des commerçants de la commune, dit-il. C'est une offre touristique importante pour la région. De nos jours, les stations ne peuvent pas se contenter de proposer des activités sportives. Un volet culturel est très important. D'ailleurs, avec Crans-Montana et Icogne, nous versons une subvention de 150'000 francs à la fondation Pierre Arnaud.»

Ton opinion