Berne: Formation pour apprendre à abattre des bêtes
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BerneFormation pour apprendre à abattre des bêtes

Le Centre de cours de Ballenberg (BE) propose depuis peu un enseignement pour le moins original. Les participants y apprennent à tuer correctement les animaux.

par
ofu
Des animaux sont mis à disposition des personnes qui n'en ont pas.

Des animaux sont mis à disposition des personnes qui n'en ont pas.

«Après une brève introduction, chacun aura l'occasion d'abattre sa propre bête.» La description de ce nouveau cours, proposé au Centre de Ballenberg (BE), risque de déplaire aux défenseurs des animaux. Intitulée «abattage de petits animaux», la formation coûte 290 francs et se déroule sur deux jours. Les néophytes y apprennent à tuer correctement leur bête qui sera dégustée pendant la pause du midi.

«C'est sûr qu'il s'agit d'un cours un peu particulier. Il s'adresse particulièrement aux femmes qui vivent à la campagne et qui souhaitent abattre les animaux qu'elles ont élevés. Nous mettons des bêtes à disposition de ceux qui n'en ont pas chez eux», a expliqué à «Blick» Silvia Jaun du Centre de Ballenberg. Selon celle-ci, ce type de formation attire de plus en plus de citadins.

Ruedi Hadorn, directeur de l'Union professionnelle suisse de la viande, se réjouit que les consommateurs souhaitent savoir d'où viennent les aliments qu'ils mangent. Il souligne néanmoins qu'un cours de deux jours ne suffit pas pour apprendre à abattre tout seul des animaux: «Pour cela, il faut une formation sur plusieurs années.»

Le nombre de bêtes utilisées a reculé de 8% l'an dernier en Suisse

Les hôpitaux, Hautes écoles, instituts de recherche et entreprises ont eu moins souvent recours à l'expérimentation animale en 2012. Par rapport à l'année précédente, le nombre de bêtes utilisées a baissé de 8,4%, à 606'434, a communiqué jeudi l'Office vétérinaire fédéral (OVF).

Près de 80% des animaux utilisés étaient des rongeurs, contre 9% pour les oiseaux et 4% pour les poissons. Quant aux expériences de degré de gravité 3 - celles qui représentent le plus fort niveau de contraintes -, elles ont représenté 2% du total.

Les Hautes écoles et les hôpitaux ont été à l'origine de la moitié des expérimentations animales l'année dernière ( 8%). Dans l'industrie, une diminution de 24% du nombre de bêtes utilisées est constatée.

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