Législatives en Israël: Former un gouvernement ne sera pas simple
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Législatives en IsraëlFormer un gouvernement ne sera pas simple

La formation d'un prochain gouvernement en Israël s'annonce difficile, chacun des deux grands partis, le centriste Kadima et le Likoud de droite se disant vainqueur des législatives.

Voici la procédure prévue pour la formation d'une coalition:

Après la publication des résultats officiels concernant la composition de la 18e Knesset (120 députés), en principe dans les deux prochains jours, le chef de l'Etat Shimon Peres dispose de sept jours pour confier la formation d'un gouvernement au chef de parti qu'il estime le mieux placé pour le faire.

Ce dirigeant politique dispose alors de 28 jours pour former une coalition, un délai susceptible d'être prolonger de 14 jours si nécessaire. En cas d'échec, le président peut désigner un autre chef de parti mais qui dispose de seulement 28 jours pour former un gouvernement.

S'il n'y arrive pas, le président a encore le recours de se tourner vers une tierce personne. Si celle-ci n'a pas réussi au bout de 14 jours, il revient au président de convoquer de nouvelles élections législatives afin qu'elles se tiennent dans les 90 jours.

Kadima mieux placé, mais...

Généralement, le chef de la formation arrivée en tête du scrutin est le mieux placé pour former un gouvernement de coalition soutenu par au moins 61 députés sur les 120 de la Knesset. Mais le président peut aussi se tourner vers quelqu'un d'autre s'il l'estime mieux placé pour constituer une coalition gouvernementale.

C'est pourquoi, bien que le Kadima de la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni dispose d'une avance d'un siège avec 28 députés sur le Likoud de Benjamin Netanyahu, elle n'est pas assurée de devenir la prochaine première ministre.

Une coalition emmenée par M. Netanyahu pourrait compter sur le parti d'extrême droite Israël Beiteinou (15 sièges), les ultra- orthodoxes du Shass (11 sièges), les religieux du Judaïsme unifié de la Torah (5 sièges), et les deux partis proches des colons (7 sièges), soit 65 sièges en tout.

Mme Livni peut de son côté compter sur une coalition de 44 députés avec les 13 sièges des Travaillistes et trois députés du parti de gauche Meretz. Les onze sièges restants sont détenus par les partis arabes qui ne devraient en principe rejoindre aucune coalition.

Grande instabilité

Avec un système de représentation à la proportionnelle qui provoque un éclatement de la scène politique favorisant un pouvoir de chantage des petites formations, aucun parti n'a jamais réussi en Israël à gouverner seul en s'assurant une majorité de 61 sièges.

Inhérente à ce système politique: une grande instabilité. Ainsi, sur les 17 législatures précédentes, six seulement ont pu aller au bout des quatre ans prévus de leur mandat.

(ats)

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