Genève: Fou furieux, il s’en prend à un bus, puis à la police

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GenèveFou furieux, il s’en prend à un bus, puis à la police

Un homme a détruit la vitre d’un véhicule TPG et celle d’une voiture des forces de l’ordre. Il a aussi agressé des gendarmes. La raison de son coup de sang reste indéterminée.

par
David Ramseyer
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Le pare-brise du bus 19 des TPG a été fortement endommagé.

Le pare-brise du bus 19 des TPG a été fortement endommagé.

TPG
La pierre que l’homme a lancée sur la vitre avant du bus 19, samedi soir 1er octobre 2022, à la Jonction.

La pierre que l’homme a lancée sur la vitre avant du bus 19, samedi soir 1er octobre 2022, à la Jonction.

TPG

Coups, menaces, dommages matériels: samedi soir dernier à la Jonction, un Suisse né en 1996 s’est déchaîné contre les Transports publics genevois et les forces de l’ordre. À 19h15, «un passager du bus 19 a tenu des propos injurieux vis-à-vis du conducteur, a priori sans raison, puis il a actionné l’ouverture de secours», détaille François Mutter, porte-parole des TPG. L’homme est alors sorti… pour très vite revenir: «Il a lancé à deux reprises une pierre volumineuse sur le pare-brise, ce qui l’a fortement endommagé. Le chauffeur n’a pas été blessé, mais il est très choqué.»

Interpellation mouvementée

Le quérulent a ensuite quitté les lieux et s’est mêlé à un groupe de jeunes au bord de l’Arve, pour tenter de s’échapper incognito dans la pénombre. Raté: deux gendarmes l’ont tout de même repéré. «Mais lorsqu’ils ont voulu l’interpeller, l’individu les a mordus, il les a aussi frappés à coups de poing et de pied, si bien que nous avons dû demander des renforts», rapporte Alexandre Brahier, porte-parole de la police cantonale.

Menotté, l’homme a été embarqué dans un véhicule des forces de l’ordre. Pas de quoi le calmer, cependant: «En plus de menaces de mort et d’insultes contre les agents, il a brisé une vitre de la voiture.» Il a été mis à disposition du Ministère public.

Violences inexpliquées

Les raisons d’un tel déchaînement de violence restent inconnues. Des examens devront déterminer si son auteur était sous l’influence de l’alcool ou de stupéfiants, mais rien ne l’indique, pour l’heure. «Ce ne sont pas les seules causes de ce type de comportement, auquel nous sommes confrontés environ une fois par semaine, éclaire Alexandre Brahier. Un simple contrôle ou une contrariété agissent parfois comme un déclic et déclenchent des coups de sang de la part de personnes en détresse psychologique ou qui traversent une mauvaise passe.»

L’homme qui s’en est pris aux TPG et à la police fait l’objet de quatre plaintes. Elles émanent du conducteur de bus, des Transports publics genevois, des gendarmes et de l’État de Genève.

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