Actualisé 15.07.2014 à 06:15

Mondial 2014

Fournier a vécu la naissance du coach Löw

Lorsque «Jogi» avait obtenu sa première chance dans un grand club, à Stuttgart lors de la saison 1996-1997, le Valaisan y jouait. Souvenirs.

de
Grégory Beaud
Sébastian Fournier (à gauche), avec ses anciens coéquipiers Krassimir Balakov et Fredy Bobic.

Sébastian Fournier (à gauche), avec ses anciens coéquipiers Krassimir Balakov et Fredy Bobic.

Bien avant son sacre mondial avec l'Allemagne, Joachim Löw avait effectué ses débuts de technicien à Winterthour. Chez les juniors. Mais c'est à Stuttgart qu'il a fait ses premières armes, avec un certain Sébastien Fournier dans le vestiaire. Actuellement coach formateur à Sion, il garde un souvenir radieux de cette expérience, avec une Coupe d'Allemagne à la clé.

Sébastien Fournier, vous étiez l'un des premiers «poulains» de Joachim Löw...

C'est vrai. Il avait remplacé Rolf Fringer (ndlr: devenu sélectionneur de la Suisse) au pied levé. Cela ne devait être qu'un bref intérim. Puis on a enchaîné les victoires... Et il a terminé la saison sur le banc. Nous avons finalement joué les premiers rôles et même gagné un trophée.

Quel genre de coach était-il?

C'est un technicien avec qui j'ai eu un excellent feeling. Posé, calme et toujours très ­lucide. Il a sans cesse eu cette capacité de nous mettre en confiance. Il était très accessible. Ouvert à la discussion. C'était un plaisir de collaborer avec lui. Son principal point fort était de fédérer tout un groupe. Nous tirions tous à la même corde. Pas seulement les titulaires.

Avez-vous reconnu le technicien sur ce Mondial?

Tout à fait. On sent la même alchimie dans le groupe allemand. Et les joueurs sont interchangeables. On l'a vu avec la blessure de Khedira (ndlr: remplacé au pied levé par Kramer, qui a lui-même dû sortir après 32 minutes). Cet imprévu n'a pas eu de conséquence. Et sa gestion des attaquants était parfaite. Götze a joué titulaire au début du tournoi. Il a ensuite cédé sa place à Klose, avant de marquer le but décisif en finale. Le côté rassembleur de Löw a rendu cela possible.

Et l'homme?

Physiquement, il avait déjà cette posture caractéristique. Les mains dans les poches. Et très flegmatique. A l'époque où je l'ai côtoyé à Stuttgart, il était moins calme qu'aujourd'hui. Mais c'était sa première expérience. C'est compréhensible.

Ce passé commun vous a-t-il commué en fan allemand?

Non (Rires). J'ai regardé la finale, mais d'un point de vue technique. A part la Suisse, je n'arrive pas à soutenir qui que ce soit. Mais c'est vrai que cette victoire de l'Allemagne me fait bien plaisir pour «Jogi».

Twitter -> @GregBeaud

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