Hockey sur glace – FR Gottéron et Lausanne s’imposent, pas Genève, Bienne et Ajoie

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Hockey sur glaceFR Gottéron et Lausanne s’imposent, pas Genève, Bienne et Ajoie

FR Gottéron a remporté le derby des Zähringen, Lausanne a gagné à Davos. Les Aigles ont trébuché à Rapperswil, Bienne contre Zurich et Ajoie face à Zoug

Fribourg Gottéron n’a pas rencontré de problème pour battre Berne.

Fribourg Gottéron n’a pas rencontré de problème pour battre Berne.

Marc Schumacher/freshfocus

Avec une dizaine d’absents au total, dont six joueurs touchés par le Covid, le CP Berne n’a pas eu énormément de choix au moment de composer un alignement pour affronter FR Gottéron, solide leader du championnat.

Sans les cadres Scherwey, Moser, Kahun, Daugavins et Andersson notamment, le SCB est allé puiser dans son vivier. Place aux juniors! La quatrième triplette d’attaque? Trois Oursons: Noah Fuss, Santiago Näf et Ronny Dähler, autant de noms qui feront peut-être encore parler d’eux dans le futur. Clin d’œil sympathique, ou plutôt belle marque de confiance, l’entraîneur suédois du SCB, Johan Lundskog, s’est permis d’envoyer ses trois néophytes au premier engagement de la partie. $

Les espoirs du SCB ont d’ailleurs été excellents et ont apporté une appréciable touche positive dans le quotidien très ombragé du club de la capitale, qui a concédé vendredi une septième défaite de rang. La chute du SCB semble sans fin en ce début d’année, à un tel point que même sa place en pré play-off (rangs 7-10) est désormais fortement menacée par Ambri, vainqueur dans le même temps à Langnau.

FR Gottéron, de son côté, a empoché les trois points qui lui semblaient déjà promis avant le coup d’envoi au vu des forces en présence. Mais pour y arriver, l’équipe de Christian Dubé a eu besoin d’un très bon Reto Berra devant les filets et d’un Nathan Marchon opportuniste à l’attaque. Ce dernier a marqué ses 14e et 15e buts de l’exercice (record personnel) et posé les bases du succès fribourgeois. Le premier d’une déviation sur un tir de Benoît Jecker (2e, 0-1), le deuxième la cage vide suite à un «cadeau» inespéré du défenseur Mika Henauer (36e, 0-2). Daniel Brodin, sélectionné pour les JO avec la Suède, a ajouté une troisième réussite à la 55e minute.

Samedi, les Dragons reçoivent Rapperswil, l’actuel 3e du classement de National League.

Lausanne a fait une bonne affaire dans les Grisons

Une victoire qui rapproche les Vaudois de Davos.

Une victoire qui rapproche les Vaudois de Davos.

freshfocus

Le LHC s’est relancé dans la course au top 6 en engrangeant sa 4e victoire de l’année (5 matches), vendredi soir à Davos (4-3). Un succès qui lui permet de revenir à neuf points de son adversaire du jour (6e), avec deux rencontres de moins au compteur.

Dans les Grisons, Lausanne a d’abord souffert défensivement. L’absence de Fabian Heldner (blessé) peut en partie l’expliquer. Sans son No 91, John Fust a été contraint de réorganiser son arrière-garde, en manque de profondeur.

Le défenseur de 25 ans est en outre le joueur qui «avale» le plus de minutes en infériorité numérique. Et les Lions ont capitulé à deux reprises en box play au cours du seul tiers initial. Avec, certes, un autre problème dans la balance: l’indiscipline de Ronalds Kenins (11e faute sur un élément non-porteur du puck) et de Jiri Sekac (15e pénalité reçue en zone offensive).

L’entame avait pourtant été plutôt réussie, et couronnée par une réalisation du même attaquant tchèque (4e 0-1). Le LHC a toutefois eu la bonne idée d’égaliser à 9 secondes de la pause (20e Riat 2-2). Mais Davos a profité de l’une des nombreuses errances défensives de la première partie de match lausannoise pour reprendre l’avantage à la 23e, lorsqu’Enzo Corvi s’est infiltré sans gêne entre Joël Genazzi et Lukas Frick pour aller tromper Luca Boltshauser (3-2).

La rencontre aurait pu être bouclée cinq minutes plus tard, si le staff technique des Lions n’avait pas pris un coach challenge bien senti pour faire annuler une réussite d’Oliver Heinen (hors-jeu). Le LHC est resté dans le coup et, à force de se créer des opportunités, est revenu grâce à un nouveau but de Sekac (43e, à 5c4).

Il faut aussi dire lorsque les étrangers lausannois, souvent décevants, marchent bien. Dans ce sens, impossible de passer sous silence la forme du moment de l’attaquant tchèque (4 buts en 3 matches) et du défenseur slovaque Martin Gernat, auteur de deux assists vendredi (8 points en 5 matches).

Relancés, les Lions sont allés chercher la victoire dans la foulée (44e Frick 4-3), avant de se montrer mieux organisés pour cadenasser la fin de rencontre. De quoi réaliser une bonne affaire dans la course aux play-off, alors que se profilent désormais des duels face à Ajoie (dimanche) et Langnau (mardi).

Fin de série pour un Genève-Servette accrocheur

Match très serré vendredi soir entre le GE Seervette de Marco Miranda (devant) et le Rapperswil de Rajan Sataric.

Match très serré vendredi soir entre le GE Seervette de Marco Miranda (devant) et le Rapperswil de Rajan Sataric.

Freshfocus

Ge/Servette a fini par chuter. Après cinq succès de suite, les Aigles se sont inclinés vendredi soir à Rapperswil (2-1 tab), leur deuxième défaite seulement lors de leurs douze dernières sorties en National League.

Extraordinaire, cette séquence a donc été freinée sur la glace saint-galloise, malgré un état d’esprit remarquable dans les rangs grenat. Contrairement au match de mercredi face à Fribourg, les hommes de Jan Cadieux ont réussi un début de partie impressionnant, asphyxiant littéralement des Lakers pourtant en grande forme (huit succès désormais sur leurs dix dernières rencontres de championnat).

Les statistiques ont d’ailleurs confirmé l’impression visuelle. Après les dix premières minutes, Melvin Nyffeler - le frère du dernier rempart grenat Dominic - avait déjà effectué dix arrêts, dont plusieurs de grande classe. Mais il n’a rien pu faire sur l’ouverture du score - logique - de Jooris au quart d’heure de jeu, consécutif à un tir de l’inévitable Tömmernes.

Malgré un contrôle du jeu quasi total, Ge/Servette a rejoint les vestiaires dos à dos, payant au prix fort son indiscipline. Djuse a profité de la troisième pénalité mineure infligée aux Grenat - en l’occurrence Pouliot, autorisé à jouer vendredi - pour égaliser après seulement cinq secondes d’avantage numérique

Une parité qui a eu le don d’équilibrer les débats - de bonne facture - entre deux équipes en pleine confiance. Intensité, vitesse, occasions à la pelle: il n’a finalement manqué que les buts. La raison? Les solides performances des frères Nyffeler devant leur filet respectif et le manque de réussite des attaquants (trois poteaux à un pour Rapperswil). La décision est finalement tombée lors de la séance de tirs au but, les Saint-Gallois se montrant diablement efficaces dans l’exercice (Cervenka, Rowe et Mitchell buteurs).

Malgré la défaite, Ge/Servette repart de Rapperswil avait un point et des certitudes. Celles d’une équipe qui sait aussi se faire mal sur la glace. Une mentalité à conserver samedi pour la réception de Bienne (19h45).

Contre Zoug, Ajoie s’est battu avec vaillance mais a encore perdu

Zoug a infligé une 14e défaite consécutive à Ajoie.

Zoug a infligé une 14e défaite consécutive à Ajoie.

Jonathan Vallat/freshfocus

La série de défaites se prolonge pour Ajoie, battu une quatorzième fois de suite vendredi soir par le champion en titre zougois. C’est à se demander si elle prendra fin un jour, si le supplice enduré depuis plus de deux mois faiblira une fois quand même.

Et pourtant, une brève lueur d’espoir est apparue, matérialisée par l’ouverture du score de Devos. Le Top scorer québécois a proprement trompé Luca Hollenstein, l’habituelle doublure de Leonardo Genoni, après 30 secondes de jeu suite à une rondelle héritée de Reto Schmutz. Comme trois jours plus tôt face à Lugano, la première triplette offensive des lieux, complétée par Lars Frei, a été la plus remuante, avant que celle-ci ne soit une fois encore dissociée dans le dernier tiers. C’est pourtant bien en face que l’animation a été la plus fréquente lors de la période initiale. L’avantage local n’a d’ailleurs existé que 75 secondes, le temps que Yannick Zehnder, servi depuis l’arrière de la cage par Sven Senteler, ne rétablisse la parité.

Le système défensif des lieux, confronté une fois encore à ses propres limites, n’a pas résisté devant les poussées adverses. Le 1-2 de Dominik Schlumpf, inscrit en milieu de tiers après analyse des images vidéo pour une éventuelle obstruction sur le gardien Wolf, est tombé le plus logiquement du monde. Reto Suri et Fabrice Herzog venaient alors de toucher les montants du portier jurassien, ce dernier réalisant au passage deux gros arrêts de la jambière gauche.

Le dernier de National League, qui récupérait pour l’occasion un troisième étranger (Asselin), a encore cédé une troisième fois avant la première pause lorsque Herzog a conclu une action exécutée en deux temps trois mouvements qui a mis l’arrière-garde ajoulote dans le vent (18e). Et dire que Devos venait de manquer quelques secondes auparavant le puck de l’égalisation…

Ajoie, et c’est tout à son mérite, n’a pas abdiqué et s’est donné le droit d’y croire. On a même surpris la première ligne des «jaune et noir» s’amuser du trio composé de Simion-Kovar-Hofmann, totalement acculé dans sa zone pendant plus d’une minute et demie. Ces quelques séquences émotions n’ont rien donné de concret, si ce n’est un envoi sur les montants de Reto Schmutz à la mi-match.

Les errements et la naïveté, dont a fait preuve en l’occurrence Daniel Eigenmann à la 34e minute, sont eux une réalité toujours effective, une composante dont l’équipe ne peut se débarrasser. Ils n’ont certainement pas coûté une victoire mais rompu en tout cas un début de come-back – et l’ambiance quelque peu retrouvée – dans cette deuxième période jusque-là plutôt enthousiasmante.

Mais voilà, il y a toujours un moment où les principes, élémentaires pourtant, ne sont pas appliqués. Sinon, comment expliquer que le défenseur du HCA ait tenté d’intercepter cette rondelle le long de la bande, déroulant du même coup le tapis rouge à Lino Martschini pour le 1-4 en rupture.

Soir après soir, match après match, les mêmes erreurs se répètent. De mauvaises habitudes qui conduisent fatalement à de telles séries négatives. Revenu parfois à deux longueurs de son invité (Schmutz puis Devos), Ajoie n’est pas parvenu à gommer davantage son retard.

Dimanche, à Lausanne, il pourrait égaler le record de nombre de défaites consécutives dans la plus haute ligue du pays: 15.

Bienne s’incline face à son concurrent direct

Face à face entre le gardien zurichois Jakub Kovar et le Biennois Fabio Hofer, vendredi soir sur la glace de la Tissot Arena.

Face à face entre le gardien zurichois Jakub Kovar et le Biennois Fabio Hofer, vendredi soir sur la glace de la Tissot Arena.

Freshfocus

Un dernier coup de collier avant la longue pause olympique. Le HC Bienne n’échappe pas un calendrier démentiel qui a encore été densifié par la crise du Covid, L’enjeu est pourtant d’importance pour les hommes d’Antti Törmänen qui ont l’objectif clair de consolider leur place dans le top 4. Cela commençait donc ce vendredi avec la réception de Zurich, le dernier concurrent direct capable de lui chiper cette place qui garantit l’avantage de la glace jusqu’aux demi-finales lors des play-off. Cela continuera samedi soir à Genève contre l’équipe en feu de 2022.

Un sacré week-end donc. Bienne a eu le bon goût de rentrer dans le match avec la détermination nécessaire pour calmer les ardeurs d’une équipe qui n’est pas en reste depuis quelques semaines. Après quelques turbulences, Rikard Grönborg a su fédérer ses stars et le grand favori du championnat monte lentement mais sûrement en puissance. Huit victoires lors des dix derniers matches et une arrivée dans les buts du tchèque Jakub Kovar qui a fait du bien, ça vous pose une équipe.

C’est pourtant bien Bienne qui prit un léger ascendant, se créant des chances de buts avec ses quatre lignes offensives. Le collectif Biennois a fait merveille pour imprimer un rythme d’enfer. Mais c’est bien un exploit individuel qui a débloqué la situation avec un solo de toute beauté de Tino Kessler, à la fois dans l’intention et dans la conclusion. L’ancien junior du HC Davos prend cette saison une nouvelle dimension. Arrivé en catimini pendant l’hiver 2019-2020 (12 matches), il avait ensuite connu une dernière saison correcte (36 matches/7 points). Rien à voir avec sa production actuelle puisqu’il a déjà franchi le plateau des 20 points en 39 matches.

Bienne ne carbure donc pas uniquement grâce à ses routiniers. Malgré une domination plus marquée lors de la deuxième période, les Bernois n’ont pas réussi à faire le break. Il faut dire qu’ils se sont heurtés un Jakub Kovar qui a tout pour être un gardien avec qui on va chercher un titre. Le frère du zougois Jan a clairement maintenu son équipe dans le match lors de la période médiane. Et permis, de fait, à Sven Andrighetto d’égaliser à la 36e. Sur ce coup-là, il faut aussi donner du crédit à Denis Malgin qui est allé frotter dans la bande pour récupérer la rondelle. L’artiste sait aussi mettre les mains dans le cambouis…

Bien revenus dans le match, les Zurichois ont ensuite profité de leur second jeu de puissance pour passer l’épaule sur un tir de la bleue de Maxime Noreau. De quoi fouetter l’orgueil des artistes Luca Cunti et Damien Brunner qui se sont associés pour concocter le bijou de la soirée synonyme d’égalisation (48e). Malgré ce coup d’éclat, ce sont les Zurichois qui ont fini fort, manquant de très peu la victoire dans le temps réglementaire à plusieurs reprises.

Chacun s’est donc contenté d’un point mérité et le bonus est tombé dans l’escarcelle de Zurich après la séance de tirs aux buts à rallonge (18 tirs aux buts!).

(CPA/JRE/CGE/JBO/GSU)

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