Affaire Michael Lauber: Frais d’avocats contestés: en plus, il n’aurait pas dû décider lui-même
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Affaire Michael LauberFrais d’avocats contestés: en plus, il n’aurait pas dû décider lui-même

Le procureur général de la Confédération, Michael Lauber, au cœur de la tourmente et en pleine procédure disciplinaire, se voit reprocher des frais de justice mis à la charge de l’État. Vice supplémentaire: la décision n’aurait pas dû être entre ses mains.

par
RMF
Michael Lauber a d’abord été mis en cause pour une rencontre secrète avec le patron de la FIFA, Gianni Infantino, dans le cadre de la procédure contre ce dernier. L’enquête qui a eu lieu depuis a révélé d’autres manquements graves.

Michael Lauber a d’abord été mis en cause pour une rencontre secrète avec le patron de la FIFA, Gianni Infantino, dans le cadre de la procédure contre ce dernier. L’enquête qui a eu lieu depuis a révélé d’autres manquements graves.

Keystone

Nouveau tir dans l’affaire qui touche le procureur général de la Confédération, Michael Lauber. Mis en cause pour sa gestion de l’enquête sur la FIFA, le procureur s’est aussi vu reprocher des manquements graves dans le cadre de la procédure disciplinaire à ce sujet par l’Autorité de surveillance du Ministère public de la Confédération (AS-MPC). L’homme a ensuite facturé ses frais de justice au Ministère public, faisant usage de son droit d’être représenté. Cette répartition est cependant contestée et sera tranchée après le verdict final de l’affaire. La «prise en charge temporaire» de ces frais est critiquée par l’Autorité de surveillance qui estime que cette pratique ne correspond à aucune base légale.

Toutefois, outre la polémique qui entoure la facture de 40’000 fr. honorée pour l’instant par le MPC, la façon dont cette décision a été prise pose aussi problème. En effet, c’est le procureur général Lauber lui-même qui en a décidé ainsi. Cette décision n’aurait pas dû être entre ses mains, estime l’AS-MPC, en réponse à deux questions parlementaires à ce sujet, posées par Manuela Weichelt-Picard (Verts/ZG) et Olivier Feller (PLR/VD). Malgré la contestation des griefs par Michael Lauber, l’Autorité de surveillance maintient ses critiques et indique qu’elle procédera bientôt à un échange à ce sujet avec les organes de contrôle du Parlement, soit ses commissions de gestion et la délégation des finances.

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