Actualisé 11.11.2008 à 13:41

Infiltration

France 2 piège le magazine Closer

Onze journalistes du magazine français ont porté plainte contre France 2 suite à l'infiltration de leur rédaction par une journaliste travaillant pour l'émission «Les infiltrés» qui sera diffusée prochainement.

«Choisir de montrer ce qui est censé rester secret. Secret parce qu'interdit, malhonnête ou moralement discutable». Tel est le concept du nouveau magazine de France 2, «Les infiltrés», dont le premier numéro consacré à une maison de retraite avait été diffusé le 22 octobre.

Le prochain sera diffusé le 3 décembre à 22h50 et dévoilera les dessous de la presse people française. Pour se faire, l'équipe a infiltré les rédactions des plus grands magazine, dont celle de Closer, en faisant passer ses journalistes pour des stagiaires.

Faire durer le suspens

Cette rumeur circulait déjà depuis quelques temps mais avait été niée par la production déclarant qu'aucun reportage n'était prévu sur la presse people même s'il s'agissait d'un sujet intéressant.

Invité en octobre par Thomas Hughes dans l'émission «Médias», David Pujadas, présentant l'émission, avait lui confirmé qu'une émission sur la presse people était en cours mais refusé d'en dire plus.

L'infiltration du magazine Closer a finalement été confirmée le 25 octobre par le producteur de l'émission, Hervé Chabalier, sur Canal +. Il a révélé que plusieurs magazines ont été infiltrés par des journalistes pour montrer au public que «70% des histoires sont totalement inventées» et que «comme le catch, tout est truqué».

Les journalistes portent plainte

Depuis quelques temps, une autre rumeur circulait au sujet de ce reportage, parlant d'une plainte des journalistes de Closer. Celle-ci a été relayée hier matin dans les colonnes du Parisien et confirmée dans la soirée sur le site web du magazine lui-même.

Onze journaliste de l'hebdomadaire people ont ainsi déposé une plainte pour droit à l'image contre l'émission de France 2. Le communiqué diffusé sur le site de Closer explique que si «il n'y a rien de dommageable dans le sujet» qui sera diffusé le 3 décembre, les journalistes du magazine incriminé «n'ont pas vocation à voir les propos privés échangés entre collègues (comme il s'en échange dans tous les bureaux et toutes les rédactions de France) en deuxième partie de soirée sur France 2».

La rédaction de l'hebdomadaire précise qu'elle «ne tremble pas à l'idée d'avoir été espionnée» mais que ses journalistes, «s'ils n'ont pas plus de droits que les autres, ils n'en ont pas moins non plus».

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!