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FootballFrancfort et les Rangers s’affrontent dans le brasier sévillan

La finale de l’Europa League se dispute ce mercredi soir (21h). Près de 130’000 spectateurs allemands et anglais sont attendus en Andalousie.

La police espagnole aura du pain sur la planche pour contenir l’ardeur des fans.

La police espagnole aura du pain sur la planche pour contenir l’ardeur des fans.

REUTERS

Attention, vague de chaleur venue du Nord! Sous des températures caniculaires, quelque 130’000 supporters allemands et écossais vont s’emparer de Séville pour tenter de hisser l’Eintracht Francfort ou les Glasgow Rangers vers le sacre en Ligue Europa mercredi (21h00), lors d’une finale qui s’annonce bouillonnante.

Pour les deux équipes, l’objectif sera de renouer avec leur glorieux passé: les Rangers n’ont rien gagné sur la scène continentale depuis cinquante ans et la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe (1972); l’Eintracht n’a plus été sacrée en Europe depuis sa Coupe de l’UEFA en 1980.

Les «Aigles» germaniques et les «Gers» écossais compteront donc sur leurs fidèles supporters pour décrocher ce nouveau trophée continental.

Plus de 80’000 fans écossais et 50’000 fans allemands sont attendus à Séville selon les estimations des clubs, et des vols supplémentaires ont même été programmés pour rallier la capitale andalouse. Seulement 10’000 billets avaient pourtant été mis à la disposition de chacun des deux clubs.

Mardi soir, les fans des Rangers avaient déjà envahi les rues de Séville.

Mardi soir, les fans des Rangers avaient déjà envahi les rues de Séville.

Getty Images

Engouement populaire impressionnant

Lors du dernier match de Bundesliga à Mayence (2-2), samedi, les fans de l’Eintracht n’ont cessé de scander: «Nous allons à Séville!» Une fan zone a été organisée au stade de la Cartuja, un autre stade de Séville, où près de 60’000 personnes sans ticket d’entrée pour le Pizjuan pourront quand même regarder le match en direct, mercredi soir.

Ils seront mieux lotis que ceux restés à Glasgow, puisque le club a renoncé à diffuser le match dans son antre d’Ibrox Park en raison d’un manque de «personnel qualifié» pour encadrer un tel événement. A Francfort, les «Biergarten» seront pleins et le club a vendu 50’000 billets pour la retransmission en direct dans le stade.

Inquiétudes sécuritaires

La sécurité sera l’une des craintes majeures à Séville, notamment après les violents incidents qui avaient émaillé la finale de la Coupe de l’UEFA en 2008 à Manchester, remportée par le Zenit Saint-Pétersbourg contre les Rangers (2-0). Après une panne, à l’origine incertaine, d’un écran géant, des affrontements avaient éclaté entre la police et une poignée de supporters.

En face, la marée blanche va à nouveau déferler. «Nous allons voir deux équipes qui ont un style de jeu similaire et qui seront portées par leurs fans. Ce sera l’une des finales les plus intéressantes depuis longtemps», a estimé le gardien allemand Kevin Trapp, qui a qualifié le parcours de son équipe de «magnifique et excitant».

Notre coeur bat depuis déjà deux semaines. Tout le monde est chaud pour cette finale

Djibril Sow, milieu de terrain suisse de l’Eintracht 

Outre l’exploit historique face au Barça, éliminé en quart de finale au Camp Nou, l’Eintracht a signé une odyssée remplie de rebondissements pour se hisser jusqu’en finale.

Les «Aigles» ont marqué un but à la dernière seconde pour l’emporter à Anvers en septembre. Au Pirée en novembre, ils ont récidivé pour assurer la première place du groupe contre l’Olympiakos. Et au retour contre le Betis Séville, ils ont égalisé à la 120e minute pour valider leur ticket vers les quarts.

«Notre coeur bat depuis déjà deux semaines. Tout le monde est chaud pour cette finale, on le voit partout en ville (...) Nous allons ramener cette coupe», a promis l’international helvétique Djibril Sow.

Fin d’une longue disette

Côté écossais, la route vers Séville a été parsemée de succès majuscules. Les «Gers» ont notamment éliminé Dortmund (4-2, 2-2) et Leipzig (0-1, 3-1 après prolongation), deux équipes habituées de la C1 qui ont terminé loin devant Francfort (11e) en Bundesliga.

Après avoir interrompu la saison dernière la série de 9 titres du Celtic, les Rangers ont été coupés dans leur élan en novembre par le départ soudain de leur entraîneur Steven Gerrard (remplacé par Giovanni van Bronckhorst), et ont vu leur avance de quatre points fondre en championnat, pour échouer à la deuxième place.

Qu’elle soit de 50 ou de 42 ans, mercredi à Séville, une longue disette de gloire européenne va prendre fin pour les Rangers ou l’Eintracht: dans la chaude nuit andalouse, l’une des deux formations succèdera à Villarreal, dernier vainqueur de la C3 l’an passé, et s’offrira un sésame pour la phase de groupes de la prestigieuse Ligue des champions la saison prochaine.

(AFP)

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