Brexit: Francfort pourrait gagner près de 100'000 emplois
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BrexitFrancfort pourrait gagner près de 100'000 emplois

Le centre économique de l'Allemagne est bien placé pour accueillir les établissements prêts à quitter Londres.

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Dans son discours, Boris Johnson a promis de donner plus de pouvoirs aux communautés locales et de renforcer les infrastructures de télécommunications et de transport. (Samedi 27 juillet 2019)

Dans son discours, Boris Johnson a promis de donner plus de pouvoirs aux communautés locales et de renforcer les infrastructures de télécommunications et de transport. (Samedi 27 juillet 2019)

Keystone
Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, s'est attiré des critiques du monde diplomatique, pour avoir comparé l'Union européenne à l'Union soviétique. (1er octobre 2018)

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, s'est attiré des critiques du monde diplomatique, pour avoir comparé l'Union européenne à l'Union soviétique. (1er octobre 2018)

AFP
La chancelière allemande a lancé une pique à l'intention de Theresa May devant des industriels allemands. «Il ne reste que «six à huit semaines pour trouver un accord», a noté la chancelière allemande. (25 septembre 2018)

La chancelière allemande a lancé une pique à l'intention de Theresa May devant des industriels allemands. «Il ne reste que «six à huit semaines pour trouver un accord», a noté la chancelière allemande. (25 septembre 2018)

AFP

La région de Francfort pourrait accueillir près de 100'000 emplois nouveaux dans les quatre prochaines années en raison du Brexit, affirme une étude. Selon ces recherches, une majorité de ces postes nouvellement créés le seraient hors secteur financier.

Un peu plus d'un an après le référendum britannique, Francfort semble partie «pour gagner la course» l'opposant aux autres villes qui cherchent à attirer les établissements étrangers installés à Londres, juge l'étude dévoilée vendredi. Cette dernière a été commandée par l'organisme de promotion Frankfurt Main Finance à l'Otto Beisheim School of Management de Vallendar.

Les chercheurs tablent sur un double phénomène: les transferts de postes dans le secteur financier devraient s'accompagner «d'effets multiplicateurs induisant une croissance dans d'autres branches». Ils estiment que Francfort devrait voir arriver 10'000 emplois supplémentaires d'ici 2021 dans le secteur financier.

Selon un scénario «prudent», 21'300 emplois non financiers s'y ajouteraient dans la seule ville de Francfort. Mais l'hypothèse la plus «optimiste» laisse miroiter la création de jusqu'à 88'000 postes non financiers dans toute la région baptisée «Rhin-Main», qui s'étend jusqu'aux confins de la Bavière et du Bade-Wurtemberg.

Des candidats

Le secteur financier emploie à ce jour 13% des actifs de Francfort, contre 15% en 2008, une érosion liée à la crise financière. Mais après le Brexit, la banque d'affaires américaine Goldman Sachs a évoqué plusieurs centaines de créations de postes dans la «Messeturm», son siège allemand de Francfort.

Les établissements japonais Sumitomo Mitsui Financial Group et Nomura veulent aussi loger leur quartier européen sur les rives du Main. La première banque allemande, Deutsche Bank, pourrait déplacer à elle seule 4000 emplois vers l'Union Européenne, sur les 9000 salariés qu'elle compte outre-Manche.

Francfort est par ailleurs candidate pour accueillir l'Autorité bancaire européenne(ABE). Ces mouvements en gestation laissent espérer à la ville allemande des rentrées fiscales supplémentaires allant de 136 à 191 millions d'euros (entre 153 et 215 millions de francs), selon le scénario retenu par l'étude.

«Il importe de bien appréhender cette croissance et de l'organiser. C'est un défi», souligne Hubertus Väth, le directeur de Frankfurt Main Finance, cité dans le communiqué. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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