Actualisé 11.07.2007 à 21:47

François Fillon assure qu'»il n'y a pas de tentation protectionniste française»

BRUXELLES - Le Premier ministre français François Fillon a assuré mercredi à Bruxelles que son gouvernement n'avait pas l'intention d'ériger un mur autour de l'économie française pour la protéger de la concurrence extérieure.

«Il n'y a pas de tentation projectionniste française, il n'est pas question de construire un ligne Maginot», a-t-il déclaré. «Ce qu'on veut simplement, c'est que les règles de la concurrence soit loyales.»

M. Fillon a exhorté l'Union européenne à s'assurer que les entreprises européennes soient protégées de certaines formes de concurrence déloyale exercées parfois par des pays tels que le Canada, la Russie, le Japon et les Etats-Unis.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a assuré qu'il comprenait les craintes françaises, mais il a mis en garde contre la tentation de se servir des plaintes contre des concurrents extérieurs à l'Europe pour remettre en cause les règles garantissant le libre-échange au sein du bloc des 27.

«Ce que nous ne pouvons pas accepter en tant que garant du Traité, c'est qu'avec des arguments de défense des intérêts européens, on introduise à l'intérieur du marché unique européen des barrières les uns contre les autres», a-t-il affirmé.

M. Fillon a rencontré séparément M. Barroso et la commissaire à la Concurrence Neelie Kroes.

Il a expliqué que son entretien avec cette dernière s'était focalisé sur les questions liées à l'énergie, mais il n'a pas donné beaucoup d'indications sur la position du gouvernement français concernant le projet de fusion entre Suez et Gaz de France. «C'est un dossier sur lequel, vous savez, on veut prendre un peu de temps pour examiner toutes les solutions. Nous n'avons pas d'idées préconçues.»

«Nous pensons que l'important, c'est d'apporter au consommateur le meilleur service au meilleur prix, de ce point de vue la concurrence est nécessaire, elle est nécessaire en Europe», a-t-il affirmé.

Mais il a ajouté que sur les questions d'énergie, «les deux question prioritaires, c'est le question de la capacité de production, qui nous semble aujourd'hui insuffisante par rapport aux besoins de l'union européenne que est en plein croissance, et c'est la question de la sécurisation de nous approvisionnements».

MM. Barroso et Fillon ont aussi affirmé qu'ils devaient veiller étroitement sur les finances de l'UE pour s'assurer que les contribuables européens récoltent le maximum de leur argent. «La France doit se reformer, et elle va la faire, mais l'Europe aussi doit se reformer», a affirmé le Premier ministre français. (ap)

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