François Longchamp veut faire baisser le chômage à Genève
Actualisé

François Longchamp veut faire baisser le chômage à Genève

Le Ministre genevois en charge de la solidarité et de l'emploi est déterminé à faire baisser le chômage du canton de deux points.

Il dénonce la lenteur des procédures et le manque d'efficacité de certains dispositifs, dont celui des emplois temporaires.

«Il n'y a pas de raison pour que Genève dépasse la moyenne suisse de trois points et demi», indique jeudi François Longchamp dans une interview au «Temps». «Mon but est de diminuer de deux points notre taux de chômage, ce qui correspond à 4000 personnes à réinsérer dans le marché de l'emploi».

Triste record suisse

Genève détient le triste record suisse de 7,1 % en matière de chômage. On lui prête des «circonstances atténuantes» à cause d'une économie urbaine, internationalisée, peu dépendante de financements publics, qui requiert des qualifications et où l'industrie est moins présente qu'ailleurs. Mais, ce n'est pas «une excuse», seulement le propre des cantons urbains.

Quant au dispositif des emplois temporaires, il ne correspond «ni à l'esprit, ni à la lettre de la loi fédérale». Selon François Longchamp, ces emplois permettent surtout de prolonger le droit aux prestations de l'assurance chômage, et pas assez la réinsertion des chômeurs.

Engagement face à Berne

«Je me suis engagé à présenter au Conseil fédéral un plan et un calendrier au mois de septembre pour changer la donne», annonce-t- il. Son objectif est de rendre plus efficace l'office cantonal de l'emploi qui devra, comme une société intérimaire, répondre en 48 heures aux demandes des entreprises.

Cette volonté sera inscrite «dans la loi». Un nouveau directeur a été engagé, Patrick Schmied, au profil d'entrepreneur et de professionnel. «A elle seule, l'enveloppe des emplois temporaires représente plus de 100 millions» explique encore M. Longchamp, en faisant un rapide inventaire des moyens à disposition.

Lutte contre le travail au noir

Enfin, François Longchamp annonce une lutte sans merci contre le travail au noir, en publiant le nom des entreprises incriminées. «Des sanctions lourdes seront appliquées à l'endroit des employés et des sociétés» grâce à la nouvelle loi fédérale. (ats)

Ton opinion