Neuchâtel: Frédéric Hainard condamné avec sursis
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NeuchâtelFrédéric Hainard condamné avec sursis

Le verdict du tribunal vient de tomber: l'ex-conseiller d'Etat neuchâtelois écope de 40 jours-amende à 100 fr. avec sursis durant deux ans pour abus d'autorité, faux dans les titres et contrainte.

Frédéric Hainard a été condamné vendredi à une peine avec sursis pour abus d'autorité, contrainte et faux dans les titres, alors qu'il exerçait la fonction de conseiller d'Etat. Le Tribunal de police de Neuchâtel n'a pas retenu dans son jugement la prévention d'usurpation de fonction.

En regard de la procédure engagée par trois plaignants, la sanction prononcée contre l'ancien conseiller d'Etat comporte 40 jours-amende à 100 francs, avec sursis pendant deux ans, 3000 francs d'amende ainsi que 5000 francs de frais de justice. Le Tribunal de police du Littoral et du Val-de-Travers a alloué également à Frédéric Hainard une somme de 3000 francs à titre de prise en charge partielle des frais de justice.

Le tribunal dans son jugement est allé moins loin que le réquisitoire du Ministère public, lequel réclamait une peine de 90 jours-amende avec sursis, tout en laissant ouverte la question du montant. Il a justifié sa décision par le fait d'abandon de la prévention d'usurpation de fonction, ainsi qu'au motif de la reconnaissance à des degrés divers, en fonction des plaignants, des accusation portées contre Frédéric Hainard.

Plaignante satisfaite

L'avocat de la principale plaignante, connue sous le nom d'Olivia, s'est déclaré satisfait du jugement condamnant l'ancien conseiller d'Etat pour ses opérations policières abusives conduites aux dépens de sa cliente. Le jugement correspond à ce qu'on peut attendre du point de vue éthique, a déclaré à ce sujet Me Yves Grandjean, sans exclure un recours de la part de Frédéric Hainard.

De son côté, Me Ivan Zender, mandataire de l'accusé, ne s'est pas prononcé sur l'opportunité d'un recours. Il a souligné que le jugement ne correspondait pas à la demande d'acquittement formulée lundi lors des plaidoiries. Frédéric Hainard dispose d'un délai de vingt jours pour étudier le dispositif de la sanction pénale et décider de l'attitude à adopter, a rappelé l'avocat. (ats)

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