Mondial 2010 - Equipe de Suisse: Frei convaincu d'accéder au prochain tour
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Mondial 2010 - Equipe de SuisseFrei convaincu d'accéder au prochain tour

«Il n'y a aucun doute dans mon esprit. Nous allons nous qualifier!» Le capitaine Frei a retrouvé la - bonne - parole.

Frei estime qu'il a fait son boulot de capitaine en attirant la pression.

Frei estime qu'il a fait son boulot de capitaine en attirant la pression.

Pour sa première apparition devant la presse depuis le 31 mai, Alex Frei a alterné diplomatie et fermeté pour une mise au point qu'il a jugée nécessaire.

«Il y a treize ans que je vis avec les critiques. Je ne suis pas une machine. Certaines m'affectent, avoue-t-il. Il y a un bon côté dans la déferlante que j'ai subie ces derniers jours. Elle a concentré toute la pression sur ma personne. Si l'équipe a pu se préparer au calme, cela veut dire que j'ai bien fait mon boulot de capitaine».

«Je suis à 100%»

Arrivé en Afrique du Sud à la fois blessé et en manque de compétition, le Bâlois reconnaît que cette Coupe du monde n'est, pour l'instant, pas vraiment la sienne. «Je n'ai joué que 42 minutes. Je comprends parfaitement les raisons de mon remplacement contre le Chili, explique-t-il. Maintenant, je veux préciser une chose: je suis à 100 %. Si je ne l'étais pas, je n'aurais pas été titularisé contre le Chili. J'aurais eu l'honnêteté de le dire à l'entraîneur».

S'il justifie son mutisme à Port-Elizabeth par la «vive déception ressentie après la défaite contre le Chili», Alex Frei refuse l'étiquette que l'on veut lui coller, celle d'un joueur qui se dérobe devant les médias. «J'ai simplement voulu me soigner et m'entraîner pendant dix jours, explique-t-il. Après le match contre l'Espagne, je ne voulais pas «voler» la vedette à mes coéquipiers qui avaient obtenu cette formidable victoire sur le terrain. Ce printemps, le FC Bâle a reçu près de 70 demandes d'interviews me concernant. J'ai dû en faire 25!».

«J'ai un bon feeling»

Son attachement pour l'équipe de Suisse est toujours aussi fort. Partant pour la prochaine campagne de qualification pour l'EURO 2012 «si je suis, bien sûr, sélectionné», glisse-t-il, Alex Frei ne pense depuis lundi soir qu'à ce match couperet contre le Honduras. «J'ai un bon feeling, lâche-t-il. A chaque fois que l'équipe de Suisse s'est retrouvée devant une telle échéance, elle a su faire face: la Corée du Sud lors de la dernière Coupe du monde ou le match de la Grèce à Bâle en septembre dernier. Les deux fois, nous avons dominé. Les deux fois, nous avons gagné 2-0». Le score, faut-il le rappeler, qui permettra à la Suisse de se hisser en huitième de finale quel que soit le résultat d'Espagne - Chili.

«Si on nous avait dit que nous serions maîtres de notre destin avant ce dernier match contre le Honduras, nous aurions signé tout de suite, poursuit Alex Frei. Je sens bien l'équipe. Nous allons sortir un grand match. L'équipe possède des joueurs capables de marquer à la fois sur les balles arrêtées et dans le jeu».

Avec cette Coupe du monde qui tourne à la déroute pour les favoris, Alex Frei se met même à rêver. «Pourquoi ne pas faire le coup de la Grèce à l'EURO 2004 ?», s'amuse-t-il. Le rêve de marcher sur les traces de Charisteas et de ses coéquipiers au Portugal ne restera sans doute qu'un rêve mais celui de défier le Brésil dans une Coupe du monde peut devenir réalité. «Jouer le Brésil: il n'y a rien de plus beau pour un footballeur», termine Alex Frei.

(ats)

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