Actualisé 14.07.2007 à 05:46

Frénésie ensoleillée au Dour Festival

Après une nuit pluvieuse qui a transformé le site de la machine à feu en véritable bourbier, les festivaliers ont eu droit hier à une journée ensoleillée qui augure sans doute des ventes records en matière d'hectolitres de boisson houblonnée.

Le stand d'information a été pris littéralement d'assaut en début d'après-midi… Il faut dire que les organisateurs ont eu la bonne idée de se livrer à une distribution gratuite et géante de crème solaire !

Le chapiteau de la scène Eastpak core était bondé dès les premières heures sonores du site de la machine à feu. Les fans de hardcore ont pu déguster un bouquet de breakdowns bien sentis. A l'affiche, Terror, véritable figure du hxc n'a pas déçu. Le quintet californien a servi sa panoplie sans compromis. Groupe de scène par excellence, Terror n'a pas failli à sa réputation. Les représentants du label Trustkill ont mis le feu avec générosité et engagement total. En communion osmotique, le public leur a largement rendu le change.

Surchauffée, l'assemblée a poursuivi son voyage dans les méandres du gros son métalisé avec Animosity. Puis la tête d'affiche des coreux a investi la scène dans un chaos maitrisé général. Les New-Yorkais de Sick Of It All ont délivré un set incroyable. Les papys du hxc ont démontré qu'en 20 ans, ils n'avaient pas pris la moindre ride. Soigné, admirablement bien léché, leur son et leur prestation scénique ont déchaîné les passions d'un public entassé dans le chapiteau. A coups de circle pits énormes, de bravehearts mémorables et de crowd surfing incessants, les fans de hxc se sont livrés à un véritable feu d'artifice, toujours selon la plus pure tradition fraternelle du hardcore. Avec de tels porte-drapeaux, la scène a, à n'en pas douter, encore de belles heures devant elle.

Dans un tout autre style, sur la red frequency stage, les Français d'Herman Düne ont confirmé leur réputation grandissante dans le paysage musical hexagonal. Les deux frères et leurs comparses ont fait preuve d'une générosité peu courante et d'un plaisir évident de se produire devant un public en grande partie conquis d'avance. Trompette, percussion, ukulélé électrique, batteur surexcité, le tout pour un son qui se situe quelque part entre un folk du sud des Etats-Unis et des comptines pour enfants. Des musiciens qui semblent être nés au mauvais endroit et au mauvais moment. Une impression confirmée par les chaleureux remerciements du chanteur, exprimés dans un anglais parfait.

Et puisque l'on parle de révélations, les Anglais de The Horrors, n'ont fait preuve ni d'une originalité époustouflante, ni d'une grande qualité scénique. Entre revival garage poussif et new-wave gothique, les poulains du magazine anglais NME feront peut-être peur aux parents de leurs jeunes fans, mais ne satisferont probablement pas les esthètes en la matière.

Marc Fragnière et Fabien Nicolet, Dour.

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