Meeting populiste: Freysinger se fait traiter de «nazi» en Allemagne

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Meeting populisteFreysinger se fait traiter de «nazi» en Allemagne

Près de 100 personnes ont manifesté à Berlin contre un rassemblement électoral du parti populiste «La Liberté». Oskar Freysinger était l'une des vedettes de ce meeting.

par
gco/ats

Trois politiciens controversés de la droite conservatrice européenne se sont donné rendez-vous samedi, à Berlin. Le président du PVV néerlandaisGeert Wilders et le Conseiller national UDCOskar Freysinger ont accepté de prendre part à un meeting électoral en vue des élections pour le Parlement du Land de Berlin du 18 septembre 2011. Celui-ci était organisé par le parti Die Freiheit («La liberté») de René Stadtkewitz. Ce parti, fondé en octobre 2010, défend la démocratie directe selon le modèle suisse, une politique d'immigration et d'intégration plus stricte, et la lutte contre l'«islamisation de l'Allemagne».

Les trois orateurs se sont exprimés devant un public de quelque 700 personnes, dont une centaine de journalistes, réunis au Maritim Hotel, au centre de la capitale allemande. Le lieu de rassemblement avait été communiqué peu de temps avant le début du meeting afin d'éviter que ce raout de politiciens conservateurs ne soit saboté par des manifestants de la gauche radicale.

Discours anti-islamistes de Freysinger

Peine perdue. Une centaine de personnes se sont retrouvées à proximité de l'hôtel. Elles ont scandé «Nazis raus!» («Les nazis dehors!) et brandi des banderoles avec notamment le slogan: «Kein Podium für Rassisten und Nazis - 0% bei den Wahlen Berlin 2011» («Pas de podium pour des racistes et des nazis - 0 % lors des élections à Berlin en 2011»), rapporte le «Berliner Morgenpost».

Oskar Freysinger a expliqué avoir passé «un grand moment» dans une interview au site «Enquête et Débat». «J'ai rappelé les principes fondamentaux de la démocratie directe, seul système de gouvernance qui pourra empêcher les Allemands d'être écrasés entre le système UE et le dogme islamique. Je leur ai aussi fait comprendre que l'Europe est plus qu'une terre, plus que la somme des pays qui la constituent. L'Europe est un espace spirituel et culturel unique au monde. C'est le berceau des droits de l'homme, de l'Etat de Droit et de la démocratie. Le dogme islamique est diamétralement opposé à tout cela», a expliqué le Valaisan.

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