Actualisé 12.02.2014 à 16:02

ValaisFreysinger surfe sur son clash avec Yannick Buttet

«Occupez-vous de vos fesses!» La phrase lancée par le conseiller d'Etat valaisan fait le buzz. Habile, l'élu l'a récupérée lui-même sur Facebook.

von
Francesco Brienza

Le dernier débat en date entre le conseiller d'Etat valaisan Oskar Freysinger et le parlementaire fédéral Yannick Buttet fait parler de lui depuis mardi matin. Sur les ondes de Radio Chablais, l'élu UDC a remis à sa place son contradicteur d'une façon peu commune. Attaqué sur son emploi du temps chargé en raison de ses différents mandats, il a fermement invité le démocrate-chrétien à «s'occuper de ses fesses». Très vite, le clash a été relayé par certains médias, dont «Le Matin» et «Le Nouvelliste».

Mardi soir, Oskar Freysinger en a rajouté une couche sur son compte Facebook officiel. Surfant sur la vague du buzz naissant, il a dédicacé un t-shirt «Occupez-vous de vos fesses» à Yannick Buttet et «aux autres docteurs et donneurs de leçons» (voir photo). Clin d'œil au vêtement confectionné en référence à l'affaire Cleusix. Très vite, les commentaires ont fusé. La plupart hilares. Certains plutôt offusqués. Extraits: «Très très fin et subtil de la part d'un élu... Bravo... Vous êtes la Nabilla du Conseil d'État valaisan.» Mais aussi: «Alors là Oskar, c'est la grande classe!»

Alors? La réaction d'Oskar Freysinger est-elle indigne de la part d'un conseiller d'État ou au contraire géniale? Le professeur de l'Université de Neuchâtel Thierry Herman, spécialiste en communication, la juge tout au moins habile. «Le cas me semble intéressant, explique-t-il. D'habitude, ce sont les médias qui repèrent et mettent en valeur ce genre de petites phrases. Ici, c'est l'élu lui-même qui la monte en épingle.» Pour le chercheur, le but est de reprendre la main sur son intervention pour souligner sa rupture avec la neutralité du discours politique conventionnel. «On est proche du «casse-toi, pauvre con», sans l'insulte ni la vulgarité, reprend-il. Cette récupération montre que le franc-parler de l'homme politique ne s'est pas dissous dans la collégialité gouvernementale.» Sentiment renforcé par le canal choisi, à cheval entre le privé et le public.

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