Hockey sur glace - Fribourg et Genève s’imposent, pas Lausanne et Bienne
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Hockey sur glaceFribourg et Genève s’imposent, pas Lausanne et Bienne

FR Gottéron a été en prolongation contre Berne, Genève a gagné, mais perdu Descloux et Vaudois et Biennois se sont inclinés.

Daniel Brodin menace le portier bernois, Philip Wüthrich.

Daniel Brodin menace le portier bernois, Philip Wüthrich.

Urs Lindt/freshfocus

C’est un Gottéron amoindri défensivement, privé de son capitaine Raphaël Diaz (blessé) et de Philippe Furrer (malade), qui a accueilli des Bernois affûtés pour ce troisième derby des Zähringen de l’automne, le deuxième disputé à guichets fermés à Fribourg (8934 spectateurs non masqués).

Autant le dire tout de suite: les Fribourgeois ont souffert en début de rencontre face à une formation moins instable que celle rencontrée en ouverture de championnat (victoire 6-3) ainsi que le 19 octobre avec à la clé un dixième succès consécutif à portée historique (5-3). Et si Nathan Marchon a fait honneur à son statut de capitaine – une première pour lui – en se mettant en évidence sur la première chaude alerte devant Philip Wüthrich (4e), ce sont bien les Ours qui ont sorti les griffes les premiers.

Et de quelle manière! Une passe à l’aveugle depuis l’arrière de la cage du Top scorer allemand Dominik Kahun à l’intention de Ramon Untersander (0-1, 8e), puis une frappe audacieuse prise de Cale Andersson sur la ligne de fond à hauteur du but qui a trouvé le filet intérieur opposé de Berra (0-2, 19e). Ce Berne-là, entreprenant et décomplexé, méritait à ce moment-là son avance de deux longueurs, bien que celle-ci n’ait pas tenu bien longtemps.

11 secondes avant la première sirène, Sandro Schmid a tiré parti d’un jeu de flipper dans les patins de Daniel Brodin, Beat Gerber et Wüthrich pour lancer le retour des Dragons, qui ont largement dominé la première moitié de période intermédiaire. Ses leaders offensifs à la peine – Killian Mottet n’a à nouveau pas été en réussite – Fribourg s’en est alors remis à ses hommes de l’ombre, et notamment Jordann Bougro, 13e attaquant sur la feuille de match qui a conclu l’action de la 23e minute pour sa première réalisation de la saison. Tout est parti d’une longue transversale de Dave Sutter (annoncé incertain avant le match), relayée par Samuel Walser.

Mais c’est bien connu, les confrontations entre ces deux équipes ne valent presque que par leur ultime période, riche en émotions et rebondissements. C’est là que Gottéron, par deux fois ces derniers mois, a inscrit quatre buts aux Bernois. Des Bernois qui semblaient avoir appris la leçon, s’étaient depuis forgé un moral – 4 victoires lors des 5 derniers matches – et obtenu les chances les plus nettes dans le final avec ce double arrêt de la jambière droite de Reto Berra sur une séquence d’infériorité numérique (43e).

Mais des Bernois qui ont plié une fois de plus lorsque Samuel Walser a levé la rondelle devant le gardien visiteur (54e). Il y a un mois et demi, devinez qui avait marqué le 4-3 décisif après 55’52 déclenchant l’hystérie dans les travées? Déjà, c’était l’attaquant soleurois. Reste que cette fois, le centre a perdu son statut de héros en l’espace de quelques secondes, le temps de concéder une pénalité et laisser Untersander égaliser à 6 contre 4, Wüthtrich ayant déserté son espace de travail.

La lourde frappe de Ryan Gunderson après 23 secondes lors de la prolongation a finalement offert un deuxième point à sa formation. FR Gottéron se déplace à Rapperswil samedi avec l’ambition d’y décrocher une 7e victoire en 8 matches.

Genève gagne mais perd Descloux

Les Genevois ont arraché trois points précieux contre Rapperswil (2-0) mais leur gardien No1 s’est sérieusement blessé.

La joie des Genevois après le 1-0.

La joie des Genevois après le 1-0.

Eric-Lafargue

GE Servette a vécu le scénario redouté. Gauthier Descloux a craqué. Son corps a dit stop à la 56e minute. Il s’est affaissé dans son but. Et la gestuelle n’a pas laissé de place au doute. Oui, c’est grave docteur. Le gardien No1 des Aigles a quitté l’arène sous les vivats de la foule et des deux équipes, mais surtout sur une civière. Déjà privés de Stéphane Charlin, le No2, qui s’est lui aussi blessé la semaine dernière, les Genevois ont envoyé leur portier No3, Timur Shiyanov.

Malgré cette tuile, la soirée s’est terminée pour le mieux puisque les Aigles ont assuré leur succès dans le but vide sur un bel envoi depuis son camp de défense de Simon Le Coultre. Cette fin de match à rebondissements et riche en émotions, malheureusement négative avec cette sale blessure, est venue sauver une soirée jusque-là bien soporifique.

Ce duel entre deux équipes qui n’évoluent pas dans le même hémisphère n’a jamais vraiment décollé. Pourtant, les Aigles avaient bien lancé leur soirée dans une ambiance feutrée. Le kop genevois avait décidé de faire la grève. Non pas pour manifester son agacement à une équipe bien décevante cette saison. Non, il s’agissait de fustiger le retour du port du masque obligatoire en raison de la flambée des cas de Covid dans tout le pays.

Dominateur sans plus, GE Servette ne s’est pas laissé perturber par le calme ambiant. Et c’est Stéphane Patry qui a ouvert les feux, inscrivant son premier but de la saison. Un soulagement immense pour ce talent qui n’y arrivait pas jusque-là dans ce championnat. Cette entame idéale a permis aux hommes de Jan Cadieux de patiner avec un moindre stress. Malgré ce départ idéal, Genève n’a jamais su se donner de l’air et les Saint-Gallois ont buté sur un immense Gauthier Descloux.

L’essentiel pour les Aigles est d’ordre comptable. Avec ces trois points, ils restent dans le palpitant match pour la 10e place. Pour ce qui est du match référence, il faudra encore attendre un peu. Et il faudra surtout trouver des solutions pour remplacer durablement Gauthier Descloux. Et si Robert Mayer revenait dans un club où il s’était épanoui?

Le LHC a craqué à 35 secondes du terme

Les Lions se sont inclinés aux tirs aux buts, vendredi soir à la Vaudoise aréna face à Davos (3-2).

À l’image de Christoph Bertschy derrière Enzo Corvi, Lausanne s’est fait dépasser par Davos.

À l’image de Christoph Bertschy derrière Enzo Corvi, Lausanne s’est fait dépasser par Davos.

Pascal Muller/freshfocus

Lausanne n’a toujours pas gagné trois rencontres de suite cette saison. Auteurs d’un bon match, vendredi soir face à Davos, les Lions ont concédé l’égalisation à 35 secondes du terme, avant de s’incliner aux tirs aux buts (3-2).

Trois jours après avoir remporté un succès poussif face à Ajoie, les hommes de John Fust semblaient déterminés à montrer autre chose. Ils ont du reste rapidement marqué leur territoire en ouvrant le score sur leur premier power play de la rencontre (2e Bertschy).

Globalement, les Lausannois ont - enfin - enchaîné de bonnes séquences dans le jeu, en alliant intensité et fluidité. Soutien, cohésion et abnégation, aussi, dans les efforts offensifs comme défensifs, où ils ont répondu présent physiquement. Le tout, avec une certaine homogénéité entre les lignes.

En face, même privé de son top-scorer (Bromé), Davos a fait office de sérieux contradicteur et a participé à rendre la soirée agréable. Devant la cage vaudoise, Boltshauser s’est à nouveau montré inspiré, mais il n’a rien pu faire devant Simic à la 22e (1-1).

L’événement défavorable na pas démobilisé le LHC pour autant. Si celui-ci a galvaudé ses situations de supériorité numérique les unes après les autres à partir de la 3e minute de jeu, il est resté dans son plan à 5 contre 5. Et il est repassé en tête peu après la mi-match grâce à une réussite inscrite du patin par Riat (33e 2-1), bien servi par Fuchs (2 passes décisives vendredi).

Derrière, les Lions ont continué à aller de l’avant et à avoir de l’emprise sur le jeu. Mais à force de manquer de réalisme dans le dernier geste, ils sont restés sous la menace des Grisons, qui ont fini par égaliser en power play à 35 secondes du terme (Ambühl). Avant la conclusion que l’on connaît.

Bienne a craqué en six minutes à Zurich

Les Biennois ont résisté jusqu’à la 54e face au Lions zurichois mais se sont inclinés.

Marcus Krüger sème la panique dans la défense biennoise.

Marcus Krüger sème la panique dans la défense biennoise.

Patrick Straub/freshfocus

Bienne a longtemps résisté sur la glace de Zurich Lions, vendredi soir. Jusqu’à la 54e minutes, les Seelandais ont fait jeu égal avec les hôtes, mais les six dernières minutes leur ont été fatales.

Künzle et Brunner (35 et 45e) ont ramené les joueurs de Antti Törmänen a égalité dans le dernier tiers et pensaient avoir fait le plus dur pour s’accrocher dans cette rencontre.

Mais Andrighetto (54e), Schäppi (56e) et Azevedo (60e) ont ramené les Biennois sur terre et leur ont infligé une deuxième défaite consécutive après celle subie à Genève, samedi dernier.

Au classement, Bienne est désormais cinquième, à six longueurs du leader fribourgeois.

(JBO/GSU/JRE/YDE)

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