Décès: Fribourg n'exilera plus ses morts
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DécèsFribourg n'exilera plus ses morts

Le 1er crématoire du canton de Fribourg a ouvert hier. Les habitants n'ont plus besoin d'exiler leurs morts.

par
Renaud Bournoud
La nouvelle installation a coûté 2,5 millions de francs et pourra accueillir un deuxième four.

La nouvelle installation a coûté 2,5 millions de francs et pourra accueillir un deuxième four.

Les morts du canton n'ont plus besoin d'aller se faire incinérer chez leurs voisins vaudois, neuchâtelois ou bernois. Depuis hier, Fribourg a son crématorium. Erigée à l'orée du cimetière de Saint-Léonard, l'installation, qui fonctionne au gaz naturel, peut effectuer jusqu'à sept crémations par jour. Ce sont les Pompes funèbres Murith qui ont investi 2,5 millions pour sa réalisation. C'est d'ailleurs la seule infrastructure romande de ce type en mains privées. Mais le terrain a été gracieusement mis à disposition par la Ville. En échange, les sociétés funéraires du canton peuvent y accéder.

Le Jura reste le dernier canton romand a ne pas avoir son four. La demande pour les incinérations est en constante augmentation. «A la base, la religion catholique n'admettait pas l'incinération, explique Jean-Robert Krebs, le responsable du nouveau crématoire. Mais comme cela touche le porte-monnaie – un enterrement et l'entretien d'une tombe coûtent cher – de plus en plus de gens y ont recours.» A Fribourg, canton catholique, près de 80% des défunts sont incinérés, alors qu'ils n'étaient que 20% il y a trente ans. Le Valais, également catholique, n'a pas attendu: le four crématoire de Sion fonctionne depuis une quinzaine d'années.

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