Actualisé 19.10.2009 à 11:26

Fugue de capitaux

Fulvio Pelli fustige l'amnistie fiscale italienne

Dans une lettre publiée lundi par le quotidien milanais «Corriere della Sera», Fulvio Pelli président du PLR met en garde contre les retombées de l'aministie fiscale italienne.

«Quand les retombées de l'amnistie fiscale passées, l'argent recommencera à sortir de l'Italie. S'il ne finira pas dans les banques suisses, d'autres pays mettront leurs instituts à disposition.»

Le président du PLR ne mâche pas ses mots dans le plus grand quotidien italien. «La fugue de capitaux des banques de la Péninsule n'est pas provoquée par la Suisse, mais par le système fiscal italien», affirme le politicien tessinois.

Contrôles «inacceptables»

«L'agressivité de l'Italie a impressionné: des caméras-vidéo aux frontières, un système de surveillance avec rayons infrarouges, des agents du fisc envoyés au Tessin incognito... Être filmés et contrôlés en cachette est inacceptable pour tout citoyen helvétique», écrit encore Fulvio Pelli.

«D'autres pays ont adopté des mesures d'amnistie fiscale pour faire rentrer leurs capitaux mais ils l'ont fait par le biais d'accords bilatéraux et de contacts entre diplomaties», indique encore le président du PLR.

Berne comprend le mécontentement tessinois

Le Tessinois déplore l'attitude «incorrecte» de l'Italie, «un pays voisin et que nous considérons ami». Il rappelle que la Suisse envisage désormais des mesures de rétorsion envers l'Italie, en réponse à la stratégie du ministre des finances Giulio Tremonti. «Le mécontentement des Tessinois a été bien compris à Berne. Un gouvernement ne peut pas entretenir des rapports avec un pays voisin comme l'Italie le fait dans ce cas», conclut Fulvio Pelli.

Note aux rédactions: Dépêche codifiée su et remaniée

(ats)

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